<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:googleplay="http://www.google.com/schemas/play-podcasts/1.0"><channel><title><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></title><description><![CDATA[www.cinemaniac.fr depuis 2006 : cinéma, littérature… Pharmacien à l’origine, je parlerai aussi parfois de santé, cosmétiques…]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com</link><image><url>https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg</url><title>CineManiac/Camille MM</title><link>https://camillemartymusso.substack.com</link></image><generator>Substack</generator><lastBuildDate>Mon, 25 May 2026 05:23:17 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://camillemartymusso.substack.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml"/><copyright><![CDATA[CinéManiac]]></copyright><language><![CDATA[fr]]></language><webMaster><![CDATA[camillemartymusso@substack.com]]></webMaster><itunes:owner><itunes:email><![CDATA[camillemartymusso@substack.com]]></itunes:email><itunes:name><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></itunes:name></itunes:owner><itunes:author><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></itunes:author><googleplay:owner><![CDATA[camillemartymusso@substack.com]]></googleplay:owner><googleplay:email><![CDATA[camillemartymusso@substack.com]]></googleplay:email><googleplay:author><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></googleplay:author><itunes:block><![CDATA[Yes]]></itunes:block><item><title><![CDATA[L’inspiration n’est rien sans l’obstination : journal de mon livre en cours d’écriture. ]]></title><description><![CDATA[&#10145;&#65039; Le diagnostic]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/linspiration-nest-rien-sans-lobstination</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/linspiration-nest-rien-sans-lobstination</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Sun, 10 May 2026 10:43:17 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p></p><p></p><p>&#10145;&#65039; Le diagnostic</p><p>J&#8217;ai pass&#233; en avril des jours &#224; relire et relire la premi&#232;re partie de mon livre : 18 chapitres. J&#8217;avais fait depuis quelques temps un synopsis d&#233;taill&#233; de mon livre que je compl&#233;tais r&#233;guli&#232;rement, chemin faisant.</p><p>Cette lecture intensive me donnait vaguement une impression de tourner en rond. Que faire? J&#8217;aurais pu continuer comme &#231;a encore un an &#224; &#233;crire et &#233;crire&#8230;</p><p>J&#8217;ai essay&#233; de prendre du recul, de faire une pause, puis, des soucis ext&#233;rieurs m&#8217;ont &#233;loign&#233;e durant quelques temps du livre. Finalement, cela s&#8217;est r&#233;v&#233;l&#233;, non pas une perte de temps &#224; quitter mes travaux d&#8217;&#233;criture (en craignant de perdre le fil) mais une p&#233;riode de r&#233;flexion interne non identifi&#233;e comme telle.</p><p>Donc, Il a fallu se rendre &#224; l&#8217;&#233;vidence : les lieux et les situations changeaient mais les personnages n&#8217;&#233;voluaient pas ou bien sous le coup d&#8217;un facteur ext&#233;rieur, par exemple, une col&#232;re ou un d&#233;part pr&#233;cipit&#233;. Ensuite, il y avait, &#224; chaque chapitre, une mont&#233;e en intensit&#233;, un twist final. Et le chapitre suivant ob&#233;issant &#224; la m&#234;me m&#233;canique, en cons&#233;quence, l&#8217;ensemble &#233;tait sinuso&#239;dal.</p><p>Je veux dire qu&#8217;il n&#8217;avait pas d&#8217;&#233;volution interne. Comme si la psychologie des personnages &#233;tait fig&#233;e une bonne fois pour toutes. Je me servais de ces &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs pour faire bouger les personnages mais, eux, int&#233;rieurement, n&#8217;&#233;voluaient pas.</p><p>Au fond, je le savais depuis longtemps, quand je relisais un chapitre apr&#232;s l&#8217;autre, j&#8217;avais une dr&#244;le d&#8217;impression de repartir &#224; z&#233;ro &#224; chaque &#233;tape. Tout cela est paradoxal car je donne la priorit&#233; &#224; l&#8217;imaginaire. &#192; croire que le mien tournait en boucle&#8230; Il a fallu rectifier, d&#233;l&#233;guer l&#8217;imaginaire aux personnages, s&#8217;effacer&#8230; Il a fallu (re)travailler autrement et au d&#233;triment du plaisir d&#8217;&#233;crire spontan&#233;ment, la fleur aux dents.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; L&#8217;imaginaire</p><p>En laissant la priorit&#233; &#224; l&#8217;imaginaire, voire &#224; l&#8217;imagination, on court le risque que les personnages vous &#233;chappent, vivent leur vie, si l&#8217;on peut dire. Et on finit par perdre le fil.</p><p>Pourtant, je faisais r&#233;guli&#232;rement un point de situation pour suivre le tempo, voire redresser la barre. En v&#233;rit&#233;, je subissais, lucide, en m&#8217;illusionnant que cette lucidit&#233; &#233;tait d&#233;j&#224; une victoire. Un peu comme dans la vie : on a le diagnostic mais aucune id&#233;e de solution.</p><p>Au passage, laisser trop de libert&#233; aux personnages est p&#233;rilleux, on peut perdre de vue l&#8217;id&#233;e de d&#233;part, la diluer, chapitre apr&#232;s chapitre, d&#233;river vers d&#8217;autres rives,&nbsp; un autre livre. Et c&#8217;est cela le plus grave. Cette id&#233;e de d&#233;part,&nbsp;celle qui avait conduit &#224; d&#233;buter ce livre, o&#249; se cache-t-elle &#224; pr&#233;sent?</p><p></p><p>&#10145;&#65039; Un autre livre</p><p>Le risque r&#233;el est de d&#233;river vers un autre livre et c&#8217;est un peu ce qui m&#8217;est arriv&#233; : j&#8217;ai trop sentimentalis&#233; mon r&#233;cit. J&#8217;ai gliss&#233; sur le terrain de la douceur. J&#8217;avais sans doute besoin de douceur, on met toujours trop de soi dans les personnages. Et cette impression que le livre m&#8217;&#233;chappait &#233;tait davantage le fruit de ce que cela r&#233;v&#233;lait de moi &#224; moi-m&#234;me que le leurre pratique que j&#8217;entretenais que les personnages m&#8217;avaient entra&#238;n&#233;e ailleurs&#8230;</p><p>D&#8217;o&#249; ce blocage ressassant pour la seconde partie du livre : comment trouver une coh&#233;rence, reprendre le contr&#244;le de la situation et rester fid&#232;le &#224; l&#8217;id&#233;e de d&#233;part? Et, soit dit en passant, quel dommage de renoncer &#224; se laisser porter par une histoire plus douce et h&#233;doniste qu&#8217;au d&#233;part (o&#249; les rapports de force, n&#233;cessaires au r&#233;cit, &#233;taient en place.)</p><p></p><p>&#10145;&#65039; Ebauche de solution</p><p>J&#8217;ai alors fait un r&#233;sum&#233; de ce point de situation de 9 pages. Puis le r&#233;sum&#233; du r&#233;sum&#233;&#8230;</p><p>J&#8217;ai donc enfin mis le cap sur la seconde partie du livre, bien d&#233;cid&#233;e &#224; ne plus sentimentaliser ce r&#233;cit. De la douceur &#233;gar&#233;e &#224; la conscience de la situation, la solution s&#8217;est impos&#233;e, un peu frustrante, au d&#233;but : durcir le ton en douceur, donner aux personnages des intentions plus r&#233;alistes, revoir l&#8217;&#233;volution de la psychologie des personnages et aller crescendo, au fil des conflits, pas trop non plus. Ne pas tomber dans le sch&#233;ma format&#233;, le climax aux deux tiers comme au th&#233;&#226;tre. Un compromis.</p><p>ET&nbsp; la premi&#232;re partie du livre &#233;tait &#224; revoir AUSSI : elle gagnerait en intensit&#233;, en l&#8217;infl&#233;chissant, m&#234;me l&#233;g&#232;rement, jusqu&#8217;&#224; ce point bascule du dernier chapitre de la premi&#232;re partie, celui-l&#224; m&#234;me qui avait d&#233;clench&#233; l&#8217;alarme.</p><p>Pour la premi&#232;re fois, le personnage f&#233;minin disait NON (je n&#8217;ai pas eu &#224; imaginer beaucoup la situation, compte tenu de mes difficult&#233;s dans la vie &#224; dire NON). Il fallait emmener ce personnage &#224; finir par refuser. Et non pas, soudain, elle refuse, cela tombe de nulle part mais interpelle le lecteur..</p><p></p><p>&#10145;&#65039; La recherche d&#8217;une coh&#233;rence narrative</p><p>Evidemment, restructurer a posteriori n&#8217;est la m&#233;thode id&#233;ale. C&#8217;est une m&#233;thode &#224; l&#8217;envers. Certains chapitres n&#8217;ont plus leur place et prennent le chemin du purgatoire : la chemise en carton grise des textes dits en attente. Rien de grave.</p><p>Tout de m&#234;me : Heureux les &#233;crivains qui savent construire un plan strict en amont! Et je ne conseillerais &#224; personne d&#8217;&#233;crire des chapitres dans le d&#233;sordre comme je le faisais (fais encore) sous l&#8217;emprise de la sacro-sainte inspiration.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; La recherche d&#8217;une coh&#233;rence interne</p><p>Chaque chapitre devrait avoir la m&#233;moire des &#233;v&#233;nements qui pr&#233;c&#232;dent. Dit comme &#231;a, on me r&#233;pondra : &#233;videmment! Mais c&#8217;est plus subtil. Chaque personnage ne r&#233;agit pas de la m&#234;me fa&#231;on. Certains sont dans le d&#233;ni, d&#8217;autres dans l&#8217;anxi&#233;t&#233;, d&#8217;autres encaissent, r&#233;agiront plus tard (ou pas) ou de mani&#232;re non spectaculaire.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; &#192; l&#8217;origine</p><p>La gen&#232;se de ce livre, je me rends compte que je n&#8217;en ai jamais parl&#233; tellement cela me semblait transparent d&#8217;autant que cela n&#8217;en int&#233;ressait pas grand monde. Je finis donc ce post par le d&#233;but!</p><p>On sous-estime souvent le facteur ext&#233;rieur qui fait prendre une direction d&#233;terminante dans la vie.</p><p>Un &#233;t&#233; &#224; Paris. L&#8217;&#233;criture d&#8217;une nouvelle. Un sujet que je porte en moi depuis un certain temps, et puis, la tentation de poursuivre et le temps pour le faire. Oublier l&#8217;&#233;t&#233; &#224; Paris et le souvenir de cette saison qui fut longtemps, dans le sud, celle de l&#8217;indolence, de l&#8217;insouciance, &#192; cause d&#8217;un &#233;t&#233; imparfait, j&#8217;en suis l&#224;, presque un an plus tard, ayant d&#233;but&#233; ce projet en juillet.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; Activit&#233;s parall&#232;les</p><p>CIN&#201;MA</p><p>Comme chaque ann&#233;e fin avril, la question se pose : retourner ou pas au festival de Cannes? (cf. Post pr&#233;c&#233;dent). Une bulle hors du temps o&#249; l&#8217;on pense cin&#233;ma, planning des projections et comment trouver une place pour voir les films? Malgr&#233; cette fatigue annonc&#233;e, inh&#233;rente au festival, le cin&#233;ma nourrit mon imaginaire. Et si cela m&#8217;inspirait un chapitre se passant sur la Croisette?</p><p></p><p>Comment aller &#224; Cannes en restant chez soi?</p><p>Depuis quelques ann&#233;es, les cin&#233;mas Path&#233; programment 10 films en comp&#233;tition en simultan&#233; du WE de cl&#244;ture du festival de Cannes : du 22 au 24 mai 2026.</p><p>Paris : Path&#233; Palace</p><p>Province : voir les salles sur l&#8217;appli Path&#233;.</p><p></p><p>4 films de Cannes sortiront en mai :</p><p>La V&#233;nus &#233;lectrique (Pierre Salvadori) : 13 mai</p><p>Auto-fiction (Pedro Almodovar) : 20 mai</p><p>Histoires parall&#232;les (Asghar FARHADI) : 14 mai</p><p>L&#8217;Objet du d&#233;lit (Agn&#232;s Jaoui) :</p><p></p><p></p><p></p><p>Voil&#224;!</p><p>Merci d&#8217;avoir lu ma premi&#232;re Newsletter.</p><p>Merci de votre confiance sur Substack.</p><p>Bon dimanche &#224; tous.&#127808;</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Retourner au festival de Cannes? Chaque année, la question se pose…]]></title><description><![CDATA[La premi&#232;re fois que je suis all&#233;e au festival de Cannes, j&#8217;&#233;tais au c&#339;ur du r&#234;ve.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/retourner-au-festival-de-cannes-chaque</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/retourner-au-festival-de-cannes-chaque</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Sun, 26 Apr 2026 12:36:38 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p></p><p>La premi&#232;re fois que je suis all&#233;e au festival de Cannes, j&#8217;&#233;tais au c&#339;ur du r&#234;ve.</p><p>Les fois suivantes, la r&#233;alit&#233; a peu &#224; peu, &#233;merg&#233; : on court toute la journ&#233;e, un bon tiers de la journ&#233;e &#224; chercher une invitation pour parader le soir sur le tapis rouge, monter les fameuses marches.</p><p>En amont, on court vers 18h se changer pour respecter le sacro-saint dress code, l&#8217;appartement de location toujours trop loin du Palais des festivals (plus c&#8217;est loin, moins c&#8217;est cher).</p><p>On court rue d&#8217;Antibes en tenue de soir&#233;e afin d&#8217;&#233;viter la foule et les barri&#232;res sur la Croisette, la circulation interdite hormis les voitures officielles et les taxis homologu&#233;s par le March&#233; du film.</p><p>Apr&#232;s la course, l&#8217;attente en file indienne. Dommage, on aurait aim&#233; &#234;tre bien coiff&#233;e, maquill&#233;e mais on n&#8217;a pas eu le temps. Au mieux, on mettra des boucles d&#8217;oreille en marchant. Qui vous regardera, de toute fa&#231;on face au d&#233;fil&#233; des stars et d&#8217;&#233;g&#233;ries L&#8217;Or&#233;al, voire des influenceuses jouant &#224; &#234;tre des stars? Qu&#8217;on ose ronchonner que ces files d&#8217;attente sont insupportables et on vous regardera avec commis&#233;ration : se rend-on bien compte qu&#8217;on figure parmi les &#233;lus?</p><p>On court pour rentrer &#224; l&#8217;appartement &#233;crire les critiques des films. L&#8217;heure tourne et on b&#226;cle pour enfin aller dormir (on reverra tout &#231;a &#224; Paris). En allant prendre son petit d&#233;jeuner dans un bistrot, son ordi sous le bras, on finit de r&#233;diger les critiques. Les nuits raccourcissent vite au fil du festival. &#192; la fin, beaucoup dorment d&#232;s qu&#8217;on &#233;teint la lumi&#232;re dans la salle.</p><p>Dans l&#8217;appartement de location, les valises pas d&#233;faites, les canap&#233;-lits jamais referm&#233;s, les ordinateurs sur la table, les luxueux magazines (offerts dans les grands h&#244;tels, il suffit de passer dans le hall) qu&#8217;on n&#8217;aura pas le temps de lire, le march&#233; command&#233; en ligne avant le d&#233;part. Du caf&#233;, du Coca, de l&#8217;eau min&#233;rale, des yaourts. Mais on d&#238;nera rarement chez soi. Au restaurant, parfois, si on trouve une place, ou nulle part, on ach&#232;tera des glaces.</p><p>Ma vie de festivali&#232;re a n&#233;anmoins chang&#233; le jour o&#249; j&#8217;ai rencontr&#233; par hasard un compatriote du Cap Corse qui venait d&#8217;ouvrir un restaurant &#224; Cannes. De ce jour, j&#8217;ai su o&#249; trouver une table pour d&#238;ner, quelle que soit l&#8217;heure. Mes s&#233;jours &#224; Cannes ont &#233;galement chang&#233; de visage en faisant la connaissance d&#8217;un taxi du March&#233; du film. En cas de malheur, il venait me chercher. Le jour funeste o&#249; ma petite Nora, mon chat, a fait un AVC, il m&#8217;a accompagn&#233; en urgence &#224; la gare : sur le quai, je pleurais dans ses bras, on est rest&#233; amis. Soit dit en passant, le vrai festival de Cannes se passe au March&#233; du film, pas sur le red carpet.</p><p>&#10145;&#65039;Jadis</p><p>Jadis, on pouvait demander, qu&#233;mander des invitations (il faut oser, un soir, je suis &#171;tomb&#233;e&#187; sur Ursula Andress, je l&#8217;ai reconnue en levant la t&#234;te) &#224; des inconnus, parfois connus, de pr&#233;f&#233;rence sortant de l&#8217;h&#244;tel Majestic, c&#244;t&#233; Croisette. Puis, on a barr&#233; l&#8217;acc&#232;s au Majestic. Il n&#8217;a plus &#233;t&#233; possible de pratiquer l&#8217;exercice que de l&#8217;autre c&#244;t&#233; du tapis rouge. Du c&#244;t&#233; de la s&#233;lection officielle Un Certain Regard (tapis bleu, des films plus modernes projet&#233;s dans une autre salle &#224; droite du Palais), soit en direction du Patio Canal Plus sur le port (autrefois, partenaire officiel avec entr&#233;e sur invitation et la soir&#233;e la plus convoit&#233;e de tout le festival, &#224; pr&#233;sent, ignor&#233;, le festival leur ayant pr&#233;f&#233;r&#233; France TV). Tr&#232;s vite, des gens ont attendu patiemment, exhibant des pancartes ou des tablettes avec le nom du film convoit&#233; et l&#8217;horaire.</p><p>Jadis, on posait en haut des marches, on faisait des selfies (par la suite, interdits, la direction s&#8217;&#233;tant &#233;mue qu&#8217;on s&#8217;int&#233;resse plus &#224; cette mise en sc&#232;ne de soi qu&#8217;aux films en comp&#233;tition) de qui est arriv&#233; au sommet des vanit&#233;s. Hormis quelques cin&#233;philes, des journalistes de tous les pays pay&#233;s pour couvrir l&#8217;&#233;v&#233;nement, qui &#224; Cannes s&#8217;int&#233;resse vraiment aux films? (Lors de leur sortie au cin&#233;ma six &#224; dix mois plus tard, beaucoup ne marchent pas).</p><p>On pourrait aller aux projections presse mais le niveau d&#8217;accr&#233;ditation (4 niveaux) faisant loi, on n&#8217;est pas s&#251;r de passer (je n&#8217;ai toujours eu, pour mon blog, qu&#8217;une accr&#233;ditation plancher ; j&#8217;attendais en esp&#233;rant que la plupart des m&#233;dias seraient occup&#233;s &#224; un d&#238;ner, &#224; une soir&#233;e &#224; la m&#234;me heure).</p><p>On pourrait tenter l&#8217;acc&#232;s de derni&#232;re minute (existe-t-il encore?), &#231;a marche plus souvent qu&#8217;on ne croit. On attend derri&#232;re une barri&#232;re type manif, on esp&#232;re, on regarde sa montre, on se bouscule un peu, soudain, le vigile parle &#224; distance &#224; un coll&#232;gue (rest&#233; en bas du tapis), ouvre la barri&#232;re et un groupe compt&#233; peut passer.</p><p>Alors, on court, on monte les marches au pas de charge. Sur l&#8217;&#233;cran, on passe le g&#233;n&#233;rique du film, ouf! On y est arriv&#233;. Il n&#8217;y aura plus qu&#8217;&#224; renouveler l&#8217;exp&#233;rience pour le film suivant.</p><p>&#10145;&#65039;Flash-backs</p><p>La premi&#232;re ann&#233;e, munie d&#8217;un pass Cin&#233;phile, donnant acc&#232;s &#224; peu de choses, j&#8217;avais la foi. Le premier samedi (j&#8217;apprendrai rapidement qu&#8217;il vaut mieux &#233;viter le premier week-end), j&#8217;ai fait la queue sous la pluie pour tous les films de l&#8217;apr&#232;s-midi et du soir. Pas de places en acc&#232;s de derni&#232;re minute. &#192; chaque projection rat&#233;e, j&#8217;allais attendre dans un petit caf&#233; pas loin du Palais des festivals avec vue sur le tapis rouge. &#192; minuit, j&#8217;allais reprendre mon tour, mes chaussures emplies d&#8217;eau de pluie, quand un vigile m&#8217;a dit : je vous ai vu attendre toute la journ&#233;e, voil&#224; une place pour la s&#233;ance de minuit. J&#8217;&#233;tais pleine de gratitude et aussi si fatigu&#233;e que j&#8217;ai song&#233; : il ne manquerait plus que je m&#8217;&#233;croule sur les marches, je ferais la Une du Nice-Matin pour des raisons ridicules.</p><p>L&#8217;ann&#233;e suivante, ce fut mon meilleur souvenir de Cannes (de groupie) : Sean Penn pr&#233;sident du jury, j&#8217;&#233;tais surexcit&#233;e. C&#8217;&#233;tait l&#8217;&#233;poque des premiers blogs accr&#233;dit&#233;s. Une radio m&#8217;a interview&#233;e &#224; 7 h du matin (j&#8217;avais accept&#233; b&#234;tement cette interview tout en courant dans la rue&#8230;) La premi&#232;re question &#233;tait : il para&#238;t que vous avez le num&#233;ro de la voiture de Sean Penn? J&#8217;&#233;tais rouge de confusion. Je bafouillais &#224; l&#8217;autre bout du fil dans ma chambre d&#8217;h&#244;tel (au d&#233;but, j&#8217;allais &#224; l&#8217;h&#244;tel, 11 nuits non modifiables, non remboursables, au prix usuel de la nuit multipli&#233; par trois). Non seulement j&#8217;avais not&#233; le num&#233;ro de la voiture mais je suivais les d&#233;placements de Sean Penn de loin depuis son arriv&#233;e. La veille de l&#8217;ouverture (le calme avant la temp&#234;te), au d&#238;ner du jury, sachant qu&#8217;il fumait, j&#8217;attendais sur un trottoir qu&#8217;il aille allumer une cigarette sur le balcon d&#8217;un salon de l&#8217;h&#244;tel Martinez pour le photographier au zoom.</p><p>Ensuite, une copine photographe m&#8217;a donn&#233; un tuyau : attendre &#224; la sortie des artistes, mon pass m&#8217;autorisant &#224; circuler. J&#8217;attendais (longtemps) avec d&#8217;autres photographes que les membres du jury et d&#8217;autres stars sortent en catimini et s&#8217;engouffrent en quelques enjamb&#233;es dans leur voiture officielle. Et Sean Penn fumant, donc, il lui fallait faire un stop pour &#233;craser sa cigarette, ce qui permettait de le prendre en photo. Il avait horreur des photos mais un vigile me disait un jour, amus&#233; : vous verrez, il va s&#8217;habituer &#224; vous.</p><p>Les ann&#233;es suivantes, je n&#8217;avais plus le temps de m&#8217;accouder sur une barri&#232;re &#224; attendre la sortie des artistes. Les blogs affluaient. Il fallait en faire de plus en plus pour se distinguer. &#192; une c&#233;r&#233;monie de remise d&#8217;une palme off r&#233;compensant le meilleur blog, un copain m&#8217;avait mise en avant : le soir dit, j&#8217;ai pris l&#8217;ascenseur d&#8217;un h&#244;tel tr&#232;s chic jusqu&#8217;&#224; une terrasse, j&#8217;ai accept&#233; le prix en bredouillant quelques mots de remerciements sur une estrade et je suis repartie en courant, le troph&#233;e sous le bras, refaire la queue aux projections. Le vigile, hilare, s&#8217;est fait prendre en photo avec le troph&#233;e en verre avec une palme dor&#233;e, je l&#8217;ai gard&#233; longtemps.</p><p>Il y a eu les ann&#233;es de la f&#234;te Canal Plus au dessus de la ville o&#249; j&#8217;&#233;tais dans l&#8217;euphorie d&#8217;&#234;tre le seul blog invit&#233; mais o&#249; personne (sur 1500 invit&#233;s) ne m&#8217;adresserait un seul mot. En fait, j&#8217;y allais pour prendre des photos et tweeter : j&#8217;y suis!</p><p>Celles des d&#238;ners du Cercle (l&#8217;&#233;mission TV) au Patio Canal Plus. La premi&#232;re fois, les journalistes m&#8217;ont pos&#233; tout un tas de questions, sid&#233;r&#233;s qu&#8217;on ait invit&#233; un blog : est-ce que je gagnais de l&#8217;argent, comment &#231;a marchait? L&#8217;ann&#233;e suivante, except&#233; Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder, un homme s&#8217;av&#233;rant ce que les autres n&#8217;&#233;taient pas : tr&#232;s bien &#233;lev&#233; (une vieille notion), ils m&#8217;ont tous ignor&#233;e. J&#8217;ai fini la soir&#233;e avec les organisateurs.</p><p>Celles des billets quotidiens &#233;crits pour la plage Orange o&#249; je ne savais jamais o&#249; m&#8217;asseoir (jusqu&#8217;&#224; l&#8217;ann&#233;e derni&#232;re, ils avaient une cha&#238;ne TV : OCS, Orange Cin&#233;ma S&#233;ries, concurrente de Canal+ qui l&#8217;a finalement rachet&#233;e).</p><p>&#10145;&#65039;Les bons plans</p><p>Choisir l&#8217;heure du d&#238;ner, choisir un film qui, a priori, n&#8217;int&#233;ressera personne, de pr&#233;f&#233;rence &#224; la s&#233;ance de 22h (les f&#234;tes ont d&#233;but&#233;) : c&#8217;est comme &#231;a que j&#8217;ai vu la Palme d&#8217;or la premi&#232;re ann&#233;e o&#249; je suis all&#233;e &#224; Cannes (un film roumain n&#8217;int&#233;ressant pas grand monde).</p><p>Porter des ballerines dor&#233;es : on court mieux sans talons et on respecte le dress code du soir.</p><p>Si vous trouvez une invitation &#224; une projection &#224; l&#8217;orchestre (rare, la plupart sont au balcon), allez d&#233;poser n&#8217;importe quoi au vestiaire, quand on videra la salle, vous y retournerez et vous serez ainsi aux premi&#232;res loges pour photographier la sortie de l&#8217;&#233;quipe du film.</p><p>&#10145;&#65039;Avant le festival</p><p>Je passe sur les d&#233;marches pour obtenir (ou pas) l&#8217;accr&#233;ditation au festival de Cannes : ces formalit&#233;s commencent d&#233;but f&#233;vrier pour un &#233;v&#233;nement qui d&#233;marre mi-mai.</p><p>Mieux vaut arriver la veille de l&#8217;ouverture, voire l&#8217;avant-veille. Ce caf&#233; &#224; la terrasse de La Potini&#232;re du Palais (pizzeria face au Palais de festivals), apr&#232;s la queue pour retirer son pass, vous donnera des ailes. Et on r&#233;sistera difficilement &#224; faire une photo, &#224; poster sur Instagram, de ce fameux pass pos&#233; n&#233;gligemment sur la table pr&#232;s d&#8217;un Expresso&#8230;</p><p>&#10145;&#65039;Apr&#232;s le festival</p><p>On peut s&#8217;interroger sur la r&#233;compense de cette &#171;servitude volontaire&#187;. La r&#233;compense, c&#8217;est au retour &#224; Paris quand on vous dira : vous y &#233;tiez? Quelle chance, moi, j&#8217;en r&#234;ve&#8230; Et s&#8217;estomperont alors les souvenirs de cette fatigue &#224; courir, &#224; dormir de moins en moins chaque nuit, les images de toutes ces portes ferm&#233;es (plages privatis&#233;es, soir&#233;es priv&#233;es, restaurants complets, rues barr&#233;es.)</p><p>Quoiqu&#8217;avec les ann&#233;es, &#231;a s&#8217;arrange. Si les premi&#232;res ann&#233;es, je n&#8217;ai jamais su o&#249; prendre un verre, pas pu voir une seule fois le sable des plages, au fil du temps, on m&#8217;a donn&#233; quelques pass VIP (le pass presse marche aussi) d&#8217;acc&#232;s aux plages priv&#233;es (en journ&#233;e, le soir, c&#8217;est sur invitation) pour faire une halte : plage Magnum, plage&nbsp; Nespresso (o&#249;, l&#224;, tout est gratuit) et ce sentiment de faire partie des &#233;lus peut alors suffire &#224; justifier tous ces efforts.</p><p>Peu &#224; peu, ne pouvant plus ignorer la crise, les investisseurs se sont faits plus discrets et ils n&#8217;ont plus lou&#233; de plages : exit Orange, Martini... &#192; noter que la plage la plus VIP est cach&#233;e : trouver l&#8217;acc&#232;s &#224; la plage du Majestic demande de l&#8217;expertise. Je n&#8217;ai eu le pass qu&#8217;une seule fois : un laisser-passer pour payer (tr&#232;s cher) un d&#233;jeuner en plein-air. Je me sentais bien, &#224; l&#8217;ombre d&#8217;un parasol, sous la brise marine, quand toute la Croisette se baladait sous le cagnard. Car il peut faire tr&#232;s chaud &#224; Cannes pendant le festival, on s&#8217;en rend bien compte dans les files d&#8217;attente. Mais, le plus souvent, il pleut et &#231;a vaut mieux ; peu &#224; peu, des vendeurs de parapluie sont apparu pr&#232;s du Palais. La boutique du festival en vend aussi avec son logo.</p><p>&#10145;&#65039;La fuite</p><p>Depuis plusieurs ann&#233;es, je ne vais plus au festival de Cannes. Ces souvenirs datent de l&#8217;&#233;poque d&#8217;avant le Covid, le festival annul&#233; en 2020 (cela n&#8217;&#233;tait pas arriv&#233; depuis 1939, outre l&#8217;interruption de 1968).</p><p>Aujourd&#8217;hui, toutes les places se r&#233;servent en ligne. On attend d&#233;sormais dans sa chambre d&#8217;h&#244;tel, son logement provisoire, devant son smartphone d&#232;s 7 heures du matin qu&#8217;une place pour un film se lib&#232;re. C&#8217;est ce qu&#8217;on m&#8217;a rapport&#233;.</p><p>&#10145;&#65039;Les illusions</p><p>De Paris, on projetait d&#8217;aller voir le dernier film d&#8217;Almodovar. Sur place, on lit qu&#8217;il est programm&#233; &#224; 19h. Traduction : il sera quasiment impossible d&#8217;obtenir une place. On se rabattra sur n&#8217;importe quel film pourvu qu&#8217;on n&#8217;ait pas g&#226;ch&#233; une journ&#233;e du combattant. On s&#8217;imaginait trouver une place pour la c&#233;r&#233;monie d&#8217;ouverture. Cela peut arriver mais, au final, comme c&#8217;est retransmis &#224; la TV, il faut arriver sur le tapis encore une heure plus t&#244;t que d&#8217;habitude pour patienter une heure dans la salle. Quand on projette enfin le film d&#8217;ouverture, la salle se vide, les people vont &#224; des d&#238;ners. Un avant-go&#251;t de la suite.</p><p>La fatigue aidant, au fil du temps, on choisit parfois de voir un film selon des crit&#232;res n&#8217;ayant rien &#224; voir avec l&#8217;int&#233;r&#234;t pour le film : il est projet&#233; dans la salle de La Semaine de la critique (section parall&#232;le) qui se trouve opportun&#233;ment &#224; c&#244;t&#233; de l&#8217;appartement : on ira voir ce film-l&#224;. Une attach&#233;e de presse t&#233;l&#233;phone : tu veux voir un film tr&#232;s violent &#224; 22h? J&#8217;ai deux&nbsp;invitations. On acquiesce : c&#8217;est Drive (de Nicolas Winding Rfen) avec Ryan Gosling. Inconnu avant la projection du film, l&#8217;acteur est devenu une star en sortant de la salle. Il y a tout de m&#234;me des moments de gr&#226;ce.</p><p>&#10145;&#65039;Malgr&#233; tout, quand on annonce les films un mois avant le festival (10 avril pour 2026), avec cet art du teasing que poss&#232;de la direction du festival, un r&#233;flexe conditionn&#233; revient : on pourrait y retourner&#8230;</p><p>Mais, en v&#233;rit&#233;, l&#8217;envie d&#8217;y aller s&#8217;est &#233;vapor&#233;e. Possible que tout cela vous ait us&#233;. Que cela n&#8217;en vaille pas la peine. D&#8217;autant qu&#8217;on reprend d&#233;sormais une partie des films de la SO (S&#233;lection Officielle) dans un cin&#233;ma &#224; Paris la semaine suivante.</p><p>C&#8217;est frustrant quand le r&#234;ve ne fait plus r&#234;ver.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[À l’été s’était substitué le souvenir de l’été ]]></title><description><![CDATA[Depuis avant-hier, je vois se profiler l&#8217;&#233;t&#233;, une saison que j&#8217;aimais tant.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/a-lete-setait-substitue-le-souvenir</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/a-lete-setait-substitue-le-souvenir</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Sun, 19 Apr 2026 12:21:27 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis avant-hier, je vois se profiler l&#8217;&#233;t&#233;, une saison que j&#8217;aimais tant. Jusqu&#8217;&#224; ce je d&#233;cide que je ne supportais du tout plus la chaleur.</p><p>Quand ma m&#232;re a vendu notre maison d&#8217;enfance, j&#8217;ai eu du mal &#224; revenir en Corse. J&#8217;ai biais&#233; en atterrissant &#224; Ajaccio de l&#8217;autre c&#244;t&#233; de la montagne. Aussit&#244;t &#224; l&#8217;a&#233;rogare de Campo dell&#8217;Oro, j&#8217;&#233;tais rouge comme une pivoine. Allergie, dermatologue, traitement et &#233;cran total. Et tant que vous y &#234;tes vous mettrez cet &#233;cran total toute votre vie, m&#8217;a dit le dermatologue.</p><p>Pas la peine d&#8217;&#234;tre Freud pour mettre en perspective la perte de ce qui fut &#171;chez moi&#187; avec le d&#233;clenchement de cette allergie. Et cette th&#233;matique de chercher en vain le lieu qui remplacerait ce &#171;chez moi&#187; (aucun ne convenant) occuperait ensuite bien des s&#233;ances chez un psy. Mais c&#8217;est un autre sujet&#8230;</p><p>Pour compl&#233;ter le tableau, je suis all&#233;e, des ann&#233;es durant, passer mon &#233;t&#233; dans un village. &#192; bonne distance de ma ville originelle. Je n&#8217;y &#233;tais personne qu&#8217;une cousine &#233;loign&#233;e d&#8217;un cousin ayant pignon sur rue au village. De la ville de mon enfance, je n&#8217;en parlais jamais.</p><p>Mais avec la perte de l&#8217;insouciance (on embellit le souvenir des paradis perdus), je suis devenue cette ombre &#224; chapeau de paille et lunettes, cr&#232;me &#233;cran 50 en couche &#233;paisse, traversant le village en changeant de trottoir, cherchant l&#8217;ombre &#224; tout prix. Exit le bronzage, le teint h&#226;l&#233;, la bonne mine du grand air.</p><p>La bienheureuse d&#233;couverte des m&#233;faits du soleil a valid&#233; mon attitude qui avait peu &#224; voir avec les progr&#232;s de la dermatologie. Les agressifs : comme tu es blanche! Mets-toi un peu au soleil, se sont faits plus rares.</p><p>La m&#233;moire de mes &#233;tudes de pharmacie validant ce comportement d&#8217;&#233;vitement de la chaleur et du soleil (pas tout &#224; fait la m&#234;me chose : ces sont les UV qui sont incrimin&#233;s dans les m&#233;faits du soleil, pas la chaleur en soi), m&#8217;est venu &#224; l&#8217;esprit qu&#8217;avec la r&#233;verb&#233;ration de l&#8217;eau en se baignant, j&#8217;allais tout droit sur la possibilit&#233; des rides. J&#8217;ai donc gard&#233; mes lunettes de soleil pour aller nager! &#192; peine sortie de l&#8217;eau, je quittais la plage pour me r&#233;fugier &#224; une table &#224; l&#8217;ombre au restaurant de La Paillote.</p><p>J&#8217;ai &#233;galement mis un foulard autour du cou tout l&#8217;&#233;t&#233;&#8230; Puis, toute l&#8217;ann&#233;e. Se profilait d&#233;sormais la crainte du vieillissement de la peau. Et, en suivant tout ce protocole, in&#233;vitablement, l&#8217;insidieuse crainte de vieillir a &#233;merg&#233;. D&#8217;inutiles et co&#251;teuses cr&#232;mes cosm&#233;tiques ont envahi ma salle de bains.</p><p>Ne restait d&#233;sormais de l&#8217;&#233;t&#233; que le souvenir de l&#8217;&#233;t&#233;.</p><p>Les nuits chaudes d&#8217;ao&#251;t sensuelles, l&#8217;eau ti&#232;de au robinet, le bruit du ventilateur qui, les yeux ferm&#233;s, rappelait les voyages en bateau. Ces bateaux qu&#8217;on ne prenait plus, leur pr&#233;f&#233;rant l&#8217;avion ; aux arriv&#233;es &#233;merveill&#233;es au petit matin sur le port, s&#8217;&#233;taient substitu&#233;e l&#8217;attente au comptoir des locations de voitures.</p><p>Les r&#233;veils, le soleil pointant d&#233;j&#224; derri&#232;re les persiennes, la promesse qu&#8217;apr&#232;s la relative fra&#238;cheur des premi&#232;res heures de matin&#233;e permettant de faire quelques courses &#224; l&#8217;&#233;picerie voisine, se profilait la plage.</p><p>Pourtant, j&#8217;attends chaque ann&#233;e l&#8217;&#233;t&#233; avec une impatience inchang&#233;e. Demeurent le souvenir pr&#233;gnant de la moiteur indolente des jours heureux. Ce que je tente de restituer par &#233;crit. Le plus souvent en flash-backs ins&#233;r&#233;s dans le r&#233;cit.</p><p>Je n&#8217;ai pas parl&#233; de mon livre en cours dans ce post. L&#8217;&#233;t&#233; s&#8217;est impos&#233;. Et puis, je suis satur&#233;e de relectures ayant succ&#233;d&#233; aux corrections. Je m&#8217;assigne depuis deux jours &#224; lire sur le balcon sans corriger, sans t&#233;l&#233;phone, sans ordi, sans rien que mon tapuscrit.</p><p>&#10145;&#65039;</p><p>Je n&#8217;ose pas appuyer sur le bouton Newsletter. Ce que j&#8217;&#233;cris dans mes posts sont des pens&#233;es du jour, un peu plus d&#233;velopp&#233;es que dans les notes. Au d&#233;part, je voulais parler de mes souvenirs du festival de Cannes qui va d&#233;buter le 12 mai et de ce conditionnement &#224; se demander chaque ann&#233;e : on y retourne?</p><p>Je lis beaucoup de Newsletters avec des conseils et des m&#233;thodes, dans le genre : comment augmenter votre nombre d&#8217;abonn&#233;s? Comment &#234;tre vu? Lu? Lik&#233;? F&#233;d&#232;rer une communaut&#233;? Mon&#233;tiser ses &#233;crits? Car, au bout du compte, il y a toujours la perspective de la mon&#233;tisation.</p><p>Cela me rappelle les blogs. Je ne cherchais pas &#224; &#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233;e (ayant d&#233;j&#224; un travail par ailleurs), je voulais &#234;tre libre de donner et partager mon avis sur des films, sans pression, une libert&#233; qui a toujours &#233;t&#233; incompr&#233;hensible pour la plupart des gens.</p><p>Et &#231;a, les conseils, je ne sais pas faire.</p><p>Bon dimanche!&#127808;</p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les pauses en cours d’écriture s’imposent mais quelle difficulté de retrouver le ton…]]></title><description><![CDATA[De retour d&#8217;une pause salutaire en Normandie avec l&#8217;objectif que ma t&#234;te se vide, je suis sans doute toujours sur pause&#8230;]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/les-pauses-en-cours-decriture-simposent</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/les-pauses-en-cours-decriture-simposent</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Fri, 10 Apr 2026 11:10:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>De retour d&#8217;une pause salutaire en Normandie avec l&#8217;objectif que ma t&#234;te se vide, je suis sans doute toujours sur pause&#8230;</p><p>La Normandie est depuis longtemps pour moi ce lieu sans m&#233;moire o&#249; je me repose, je dors en paix, &#171;le dos tourn&#233; &#224; la M&#233;diterran&#233;e&#187;. La Corse dont je suis originaire n&#8217;est pas neutre avec les fant&#244;mes du pass&#233;, du passif, des absents. Et quand j&#8217;y retourne, le repos n&#8217;est pas vraiment au programme (c&#8217;est un autre sujet : quand je n&#8217;y vais pas, au bout d&#8217;un moment, &#231;a me manque&#8230;)</p><p>L&#8217;objectif de cette pause est, in fine, un peu trop r&#233;ussi car j&#8217;ai du mal &#224; retrouver l&#8217;univers de mon livre. J&#8217;avais emport&#233; la premi&#232;re partie en version imprim&#233;e (au cas o&#249;&#8230;) La veille du retour, avec un (superflu) cahier de relecture, j&#8217;ai donc relu les premiers chapitres. Et j&#8217;avais alors not&#233; de r&#233;&#233;crire uniquement la toute fin d&#8217;un chapitre.</p><p>Au lieu de ca, je me vois depuis deux jours corriger et recorriger et r&#233;&#233;crire en fait, presque tout le chapitre en question. Et &#231;a sonne faux. Jusqu&#8217;&#224; ce que je r&#233;alise l&#8217;&#233;vidence : j&#8217;avais &#233;crit ces lignes dans un &#233;tat d&#8217;esprit cr&#233;atif, imaginatif serait plus exact, un dr&#244;le d&#8217;&#233;tat en fait, &#224; la lisi&#232;re de la r&#233;alit&#233; et de l&#8217;imaginaire, probablement ce qu&#8217;on appelle l&#8217;inspiration, que j&#8217;ai perdue (pour le moment&#8230;) Donc, la t&#234;te froide, je rationalise trop ce r&#233;cit (l&#8217;&#233;cueil &#224; &#233;viter) et les sensations s&#8217;&#233;tiolent, en deux mots, le r&#233;sultat me semble nul et il vaut mieux que je stoppe.</p><p>Mon projet &#233;tait d&#8217;imaginer des situations et de les retranscrire en mots plus que de d&#233;crire des lieux, les choses. Je suis tr&#232;s influenc&#233;e par le cin&#233;ma (mon centre d&#8217;int&#233;r&#234;t favori avec la litt&#233;rature) et quand j&#8217;imagine des sc&#232;nes, je voudrais que le lecteur (moi, en me relisant, pour l&#8217;instant) soit en immersion, que ce livre soit, en quelque sorte, sensoriel. C&#8217;est peut-&#234;tre trop ambitieux. C&#8217;est l&#224; o&#249; la pr&#233;sence d&#8217;un coach serait appr&#233;ci&#233;e. Il a bien des coaches de tout aujourd&#8217;hui&#8230; Bien que j&#8217;en arrive quelquefois &#224; une sorte d&#8217;auto-coaching &#224; v&#233;rifier si &#231;a sonne juste en enregistrant des dialogues, par exemple, et en les &#233;coutant ensuite. C&#8217;est un proc&#233;d&#233; fastidieux mais on entend tout de suite ce qui &#171;coince&#187;. En &#233;crivant cela, je songe que ce perfectionnisme va m&#8217;emp&#234;cher de finir un jour ce livre&#8230;</p><p>Bref!</p><p>Depuis un certain temps, me revient une pens&#233;e r&#233;currente de cet hiver. Ayant d&#233;marr&#233; ce livre mi-juillet, je me suis rendu compte, a posteriori, que la chaleur, la moiteur, toute cette ambiance un peu indolente avait un impact tout &#224; fait propice &#224; l&#8217;&#233;criture, g&#233;n&#233;rant une sorte de l&#226;cher prise qui permettait d&#8217;&#233;crire des passages plus sensuels que ceux que j&#8217;aurais imagin&#233;s en hiver.</p><p>Cela peut para&#238;tre un peu stupide cette influence de la m&#233;t&#233;o sur l&#8217;atmosph&#232;re d&#8217;un livre&#8230; Ici, je retrouve mes origines m&#233;diterran&#233;ennes o&#249; seul compte l&#8217;&#233;t&#233;, les terrasses de caf&#233;, les v&#234;tements l&#233;gers, les nuits chaudes.</p><p>Il faudrait pouvoir &#233;crire un livre en trois mois pour garder le m&#234;me &#233;tat d&#8217;esprit. Il faudrait avoir les m&#234;mes r&#234;ves&#8230;</p><p>Heureusement, l&#8217;&#233;t&#233; revient&#8230;</p><p>Merci si vous avez lu jusqu&#8217;au bout ces questionnements.</p><p>Je me demande parfois si je pourrais proposer la lecture de textes (qui ne parlent pas de moi&#8230;)</p><p>Un synopsis de mon livre peut-&#234;tre (encore un terme de cin&#233;ma&#8230;) Ou d&#8217;autres textes&#8230;</p><p>Bon week-end &#224; tous&#127808;</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Stop ou encore? Le virage laborieux de la seconde partie du livre.]]></title><description><![CDATA[Je suis toujours embourb&#233;e dans la seconde partie de mon &#171;livre en cours&#187;.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/stop-ou-encore-le-virage-laborieux</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/stop-ou-encore-le-virage-laborieux</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Mon, 23 Mar 2026 12:44:08 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Je suis toujours embourb&#233;e dans la seconde partie de mon &#171;livre en cours&#187;. Pour la premi&#232;re partie du livre, des mois durant, j&#8217;&#233;crivais, j&#8217;&#233;crivais, les id&#233;es se bousculaient, j&#8217;avais &#224; peine le temps de retranscrire tout &#231;a. Les corrections, &#233;videmment, cela n&#8217;a pas &#233;t&#233; aussi jouissif que d&#8217;&#233;crire le premier jet avec cette crainte, en corrigeant, de perdre l&#8217;&#233;motion initiale, de rationaliser, de banaliser, de sur-d&#233;velopper.</p><p></p><p>J&#8217;en arrive &#224; me demander si j&#8217;ai raison de m&#8217;obstiner &#224; &#233;crire la seconde partie de ce livre. D&#8217;ajouter une seconde partie &#224; ce r&#233;cit serait plus exact. Car, au fond, la premi&#232;re partie &#233;tait d&#233;j&#224; un livre en soi.</p><p></p><p>Je crois qu&#8217;il y a plusieurs raisons &#224; cette obstination.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; D&#8217;abord, j&#8217;ai constat&#233; que j&#8217;avais d&#233;riv&#233; de mon sujet originel. Ma fa&#231;on d&#8217;&#233;crire, en laissant &#233;merger l&#8217;imaginaire, m&#8217;y conduisait fatalement. M&#234;me si je faisais le point p&#233;riodiquement pour ne pas me perdre. Un choix tout relatif que cette mani&#232;re d&#8217;&#233;crire, imputable &#224; un handicap de cr&#233;er, en amont, un story-board avec une construction narrative stricte o&#249; il n&#8217;y aurait plus ensuite qu&#8217;&#224; remplir des cases.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; Ensuite, le dernier chapitre de la premi&#232;re partie ouvrait une porte. Il y avait un point de bascule, mati&#232;re &#224; d&#233;veloppement. Mais j&#8217;aurais pu m&#8217;en tenir l&#224;. La fin de la premi&#232;re partie, je l&#8217;avais d&#233;j&#224; &#233;crite depuis longtemps (j&#8217;en avais m&#234;me &#233;crit deux, une plus sombre que l&#8217;autre). Au passage, le probl&#232;me d&#8217;&#233;crire pr&#233;matur&#233;ment la fin est qu&#8217;on se bloque. L&#8217;avantage, c&#8217;est ce que l&#8217;on sait o&#249; l&#8217;on veut arriver.</p><p></p><p>&#10145;&#65039; Enfin, je crois que j&#8217;ai entam&#233; cette seconde partie car je ne voulais pas quitter l&#8217;univers de mon livre. Pour quelqu&#8217;un qui ne n&#8217;aspirait autrefois qu&#8217;&#224; &#233;crire le mot Fin &#224; un manuscrit, trop autobiographique, trop douloureux, impubliable (trop personnel)&#8230; Cette fois-ci, c&#8217;est le syndrome inverse : je voudrais poursuivre.</p><p></p><p>Et puis, je me suis tellement auto-suggestionn&#233;e &#224; &#233;crire pour moi, surtout pas pour plaire ou par crainte de d&#233;plaire que j&#8217;en arrive &#224; redouter que ce tapuscrit ne devienne un livre pour moi, la transcription d&#8217;une r&#233;alit&#233; alternative (ce qui est, sans doute une des raisons pour lesquelles j&#8217;&#233;cris).</p><p></p><p>Et puis, la peur. J&#8217;&#233;crivais pour &#233;chapper &#224; la r&#233;alit&#233;, en paix devant mon ordi, et j&#8217;irais ensuite m&#8217;y confronter afin d&#8217;&#234;tre publi&#233;e? Il ne faut pas sous-estimer la validation de soi (au del&#224; de son travail) que signifie de voir son texte imprim&#233;. Quand j&#8217;avais sign&#233; mon premier article pour un grand magazine, une fiert&#233; enfantine de lire mon nom imprim&#233; en bas de page, m&#8217;avait envahie. Comme si j&#8217;&#233;tais pass&#233;e d&#8217;une obscure solitude &#224; la lumi&#232;re de l&#8217;immeuble qui abritait la r&#233;daction de ce journal, nomm&#233; d&#233;sir. Je pourrais aussi &#233;crire sur cette p&#233;riode, on peut &#233;crire sur tout&#8230;</p><p></p><p>Le d&#233;sir sup&#233;rieur &#224; la r&#233;alisation du d&#233;sir.</p><p></p><p>Je crois que si l&#8217;id&#233;e de l&#8217;amour est plus forte que l&#8217;amour, le r&#234;ve que son livre soit publi&#233;, ob&#233;issant &#224; la m&#234;me logique interne, est plus fort que la publication du livre.</p><p></p><p>Et puis, le doute. De : comment ai-je fait pour &#233;crire tout &#231;a? &#192; : c&#8217;est nul, immature. En passant par : oui, en corrigeant, &#231;a pourrait aller. Corriger, encore&#8230; Je fais une petite digression sur un th&#232;me annexe qui expliquerait l&#8217;&#233;tonnement &#224; se relire.</p><p></p><p>De l&#8217;inconscient &#224; l&#8217;&#233;cran.</p><p></p><p>J&#8217;ai not&#233; depuis longtemps qu&#8217;on &#233;crivait diff&#233;remment sur un cahier ou sur un &#233;cran. Quand on ne voit pas ou peu ce qu&#8217;on &#233;crit (&#233;crans), on est toujours &#233;tonn&#233; de lire ensuite ce qui</p><p>en r&#233;sulte. Comme si l&#8217;on avait squeez&#233; le conscient et lib&#233;r&#233; un flot inconscient de pens&#233;es, d&#8217;id&#233;es, de d&#233;sirs. L&#8217;imaginaire aurait donc ses racines dans l&#8217;inconscient. Dans tous les cas, &#233;crire, c&#8217;est s&#8217;autoriser tous les possibles. Quand on imprime, l&#8217;&#233;tonnement est encore plus flagrant.</p><p></p><p>Et puis, le fond : je sais que j&#8217;ai trop sentimentalit&#233; cette histoire que j&#8217;avais imagin&#233;e, avant de l&#8217;&#233;crire, plut&#244;t sombre. Je me suis laiss&#233; embarquer par les personnages, et, contre mon gr&#233;, la douceur s&#8217;est impos&#233;e. Le fond du probl&#232;me serait-il le fond?</p><p></p><p>Pour revenir, en conclusion, &#224; mes ressassements, je suis certaine que d&#8217;aucuns me conseilleraient de faire une pause. Evidemment, j&#8217;y ai song&#233; mais je crains de perdre le fil de l&#8217;histoire. C&#8217;est une impasse. Mais, faute d&#8217;avoir confiance en moi, je suis opini&#226;tre.</p><p></p><p>Merci pour vos lectures. C&#8217;est un peu d&#233;cousu, d&#233;sol&#233;e, c&#8217;est &#224; l&#8217;image du fil de mes r&#233;flexions.</p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Les Rayons et les ombres #film #cinéma ]]></title><description><![CDATA[Synopsis]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/les-rayons-et-les-ombres-film-cinema</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/les-rayons-et-les-ombres-film-cinema</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Wed, 18 Mar 2026 17:48:12 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!ZjAn!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F70d68af2-cf3a-41e0-becf-12661fef9b59_1290x2293.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Synopsis</p><p>Pacifiste, porte-parole de la r&#233;conciliation franco-allemande apr&#232;s la guerre de 14, Jean Luchaire, un journaliste, faible, s&#233;ducteur et d&#233;pensier, bascule dans la collaboration, y entra&#238;nant sa fille, Corinne Luchaire, star montante du cin&#233;ma d'avant-guerre. </p><p>&#10145;&#65039;</p><p>Otto Abetz, issu de la gauche allemande, avait nou&#233; des relations fortes avec des personnalit&#233;s de la gauche fran&#231;aise pacifiste, dans le cadre de l&#8217;alliance franco-allemande, n&#233;e des traumatismes de la guerre de 1914, avec un credo : plus jamais &#231;a, se liant d&#8217;amiti&#233; avec Jean Luchaire, porte-parole de la r&#233;conciliation franco-allemande.</p><p></p><p>De cette coop&#233;ration pacifiste franco-allemande, on va passer graduellement &#224; la collaboration. Un glissement progressif vers l&#8217;innommable. Comment? C&#8217;est la m&#233;canique de l&#8217;engrenage que d&#233;crit ici Giannoli.</p><p></p><p>Quand, durant l&#8217;Occupation, en 1940, Otto Abetz, l&#8217;ami allemand, devenu un membre du parti nazi, est nomm&#233; ambassadeur du Reich &#224; Paris, il recherche ses amis de la gauche pacifiste fran&#231;aise dont Jean Luchaire.</p><p></p><p>Au d&#233;part, Jean Luchaire est un humaniste, un journaliste, propri&#233;taire d&#8217;un journal d&#8217;opinion. Mais Jean Luchaire est moralement faible et a des points faibles : s&#233;ducteur (il se noie dans les conqu&#234;tes f&#233;minines), d&#233;pensier (il vit au dessus de ses moyens, s&#8217;endette pour son journal, pour habiller sa fille de v&#234;tements haute couture) et il est malade (tuberculose). Giannoli insiste sur sa maladie avec des gros plans du sang crach&#233; par Luchaire comme si son corps rejetait ce qu&#8217;il est en train de faire.</p><p></p><p>L&#8217;Allemagne, peu encline &#224; la collaboration (elle aurait pr&#233;f&#233;r&#233; une Occupation plus r&#233;pressive), trouve qu&#8217;Abetz n&#8217;en fait pas assez. Cette d&#233;rive choque le p&#232;re de Jean Luchaire qui publie une tribune dans Le Figaro &#224; l&#8217;adresse de son fils. On pr&#233;sente Abetz comme aimant la France mais n&#8217;ayant pas eu trop eu le choix (cela reste flou) : pour exister en Allemagne, il dit avoir &#233;t&#233; contraint d&#8217;adh&#233;rer au parti nazi.</p><p></p><p>Peu &#224; peu, des mesures liberticides et anti-s&#233;mites sont mises en place en France par l&#8217;Allemagne nazie. Le r&#233;alisateur montre la r&#233;ception de ces mesures depuis la r&#233;daction du journal de Jean Luchaire : Les Temps nouveaux. Jean Luchaire accueille passivement les annonces et la mise en place de mesures qui vont crescendo vers l&#8217;horreur. Cependant, alors que certains journalistes quittent la r&#233;daction, Jean Luchaire semble fataliste d&#8217;autant qu&#8217;il ne veut rien savoir de la r&#233;alit&#233;. Tombent donc au journal les infos du pire : l&#8217;obligation du port de l&#8217;&#233;toile jaune pour les juifs, les r&#233;quisitions et la contrebande de tableaux, les rafles, les camps dont on feint de penser qu&#8217;il s&#8217;agit de camps de travail pour l&#8217;armement.</p><p></p><p>Ainsi, se met en place l&#8217;engrenage, de compromissions en compromissions, Luchaire accepte tout &#224; cause de son amiti&#233; avec Abetz qui a bien cibl&#233; ses failles : Luchaire a besoin de plus en plus d&#8217;argent pour lui et son journal, parfois de laisser-passer (il fait quelques bonnes actions). Abetz ne lui refuse rien et il ne refuse rien &#224; Abetz, pr&#233;f&#233;rant fermer les yeux sur les contreparties que cela implique. Sans compter l&#8217;agr&#233;ment des femmes faciles (Luchaire est un s&#233;ducteur compulsif), des f&#234;tes spectaculaires, voire des orgies, avec champagne et caviar &#224; volont&#233;, dans des h&#244;tels particuliers ou ch&#226;teaux r&#233;quisitionn&#233;s, qui enivrent et entretiennent le d&#233;ni dans ce tout Paris collaborationniste. Dans cette p&#233;riode de la collaboration, on retrouve des journalistes et des politiques issus de toutes les tendances : de la gauche &#224; l&#8217;extr&#234;me-droite.</p><p></p><p>Le film est construit en flash-back simple. Jug&#233; &#224; la Lib&#233;ration, Jean Luchaire a &#233;t&#233; fusill&#233; en 1946. Frapp&#233;e d&#8217;indignit&#233; nationale, sa fille, Corinne Luchaire, star de cin&#233;ma d&#233;chue et tuberculeuse, se cache dans dans un appartement mis&#233;rable dans la p&#233;riph&#233;rie de Paris. Gr&#226;ce &#224; une voisine qui lui pr&#234;te un magn&#233;tophone, elle raconte tout ce qu&#8217;elle n&#8217;a pas voulu voir. Ainsi, Corinne Luchaire assure n&#8217;avoir &#233;t&#233; au courant de rien, subi les &#233;v&#233;nements, suivi son p&#232;re.</p><p></p><p>Corinne Luchaire vivait une relation fusionnelle avec son p&#232;re (sa m&#232;re absente) qui la traitait comme une princesse, adoubant sa carri&#232;re d&#8217;actrice pr&#233;coce, l&#8217;emmenant dans les grands restaurants. Avant guerre, Corinne Luchaire &#233;tait une star montante du cin&#233;ma fran&#231;ais (d&#233;butant dans Prison sans barreaux, elle tournera en tout sept films entre 1938/40), consid&#233;r&#233;e comme l&#8217;&#233;gale de Danielle Darrieux et Viviane Romance. On l&#8217;appelait m&#234;me la Garbo fran&#231;aise. D&#232;s 1940, elle ne tourne plus (&#224; cause de sa tuberculose), cultivant un h&#233;donisme d&#233;brid&#233;, se noyant dans les plaisirs, passant son temps en mondanit&#233;s, en f&#234;tes. Et aussi quelques s&#233;jours p&#233;nibles en sanatorium (elle mourra en 1950 &#224; 28 ans).</p><p></p><p>Jean Dujardin, dont Xavier Giannoli dit qu&#8217;il n&#8217;aurait pas tourn&#233; le film sans lui, est admirable dans ce r&#244;le qu&#8217;il interpr&#232;te tout en retenue, la cam&#233;ra scrutant son regard qui accepte l&#8217;inacceptable tout en doutant et refoulant ce doute, en proie &#224; une sorte d&#8217;anxi&#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e qui s&#8217;installe au fil du temps. Dans le r&#244;le de Corinne Luchaire, Nastya Golubeva pour son premier r&#244;le au cin&#233;ma (elle avait jou&#233; enfant pour son p&#232;re, Leos Carax) montre une large palette de jeu.</p><p></p><p>Le film comporte plusieurs th&#232;mes concomitants : la m&#233;canique de l&#8217;engrenage par l&#8217;addition des compromissions et le d&#233;ni d&#8217;une r&#233;alit&#233; qui d&#233;range. La faiblesse des convictions. La corruption spirituelle et mat&#233;rielle. Le cercle ferm&#233; d&#8217;un Paris collaborationniste et &#233;litiste qui incluait des personnalit&#233;s issues de tous les partis politiques. La mise en abyme avec l&#8217;actualit&#233; : la mont&#233;e de l&#8217;extr&#234;me-droite et de l&#8217;anti-s&#233;mitisme (apr&#232;s la guerre de 1940, on avait &#233;gaillent dit : plus jamais &#231;a).</p><p></p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!ZjAn!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F70d68af2-cf3a-41e0-becf-12661fef9b59_1290x2293.jpeg" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!ZjAn!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F70d68af2-cf3a-41e0-becf-12661fef9b59_1290x2293.jpeg 424w, 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data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/70d68af2-cf3a-41e0-becf-12661fef9b59_1290x2293.jpeg&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:null,&quot;imageSize&quot;:&quot;normal&quot;,&quot;height&quot;:2293,&quot;width&quot;:1290,&quot;resizeWidth&quot;:null,&quot;bytes&quot;:0,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;topImage&quot;:false,&quot;internalRedirect&quot;:null,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:null,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!ZjAn!,w_424,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F70d68af2-cf3a-41e0-becf-12661fef9b59_1290x2293.jpeg 424w, 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stroke-width="1.5" stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><g><title></title><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" 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Les tâtonnements à mi-parcours du livre sont autant d’exercices de style.]]></title><description><![CDATA[Depuis quelques jours, j&#8217;ai fini la premi&#232;re partie de mon livre.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-jadore-ca-les-tatonnements</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-jadore-ca-les-tatonnements</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Sat, 14 Mar 2026 17:38:11 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, j&#8217;ai fini la premi&#232;re partie de mon livre. Pour la seconde partie, quelle direction prendre?</p><p></p><p>N&#8217;ayant pas fait de plan pr&#233;alable, je pars d&#8217;une id&#233;e, d&#8217;une image. Au bout de quelques chapitres, je fais le point, une sorte de synopsis de ce que j&#8217;ai &#233;crit.</p><p></p><p>Je me rends alors compte combien on est port&#233;, emport&#233; par l&#8217;imaginaire. Surtout quand on &#233;crit sur un &#233;cran. Quand on imprime ensuite un texte, on est &#233;tonn&#233;. C&#8217;est moi qui ait &#233;crit &#231;a? Comme si les mots allaient directement de l&#8217;inconscient &#224; l&#8217;&#233;cran. Toutes proportions gard&#233;es car il y aura toujours un filtre, une part de conscient pour pond&#233;rer.</p><p></p><p>Je reviens &#224; quelle direction prendre pour cette seconde partie. Au d&#233;part, j&#8217;avais tout de m&#234;me une id&#233;e pr&#233;cise de la logique int&#233;rieure du personnage f&#233;minin, protagoniste principal du r&#233;cit, o&#249; tout cela devait la mener.</p><p></p><p>Hors, en m&#8217;attachant au personnage masculin, en mettant de l&#8217;&#233;motion dans les relations, en devenant, en deux mots, plus douce, moins radicale dans l&#8217;approche des protagonistes, j&#8217;ai sentimentalis&#233; l&#8217;histoire. Ce qui me d&#233;range.</p><p></p><p>&#192; la fin de la premi&#232;re partie de ce livre en cours, j&#8217;ai fait, selon, cette m&#233;thode improbable, une sorte de livret du livre (7 pages) pour me rappeler ce que j&#8217;avais voulu &#233;crire! Une piq&#251;re de rappel de mes intentions qui, au d&#233;part, &#233;taient claires. J&#8217;avais d&#8217;ailleurs &#233;crit la fin du livre, deux fins&nbsp; une plus sombre que l&#8217;autre.</p><p></p><p>Hors, &#233;crire la fin d&#8217;embl&#233;e pr&#233;sente l&#8217;avantage confortable de ne pas s&#8217;&#233;garer en chemin et l&#8217;inconv&#233;nient majeur de brider l&#8217;imaginaire. J&#8217;en d&#233;duis aujourd&#8217;hui que j&#8217;aurais voulu les deux. Me surprendre dans les incursions imaginaires et demeurer coh&#233;rente, un peu raide, allant sans atermoiements vers l&#8217;objectif final. Un peu comme en amour o&#249; l&#8217;on voudrait passion et s&#233;curit&#233; alors que c&#8217;est antinomique, impossible, il faut choisir.</p><p></p><p>Finalement, &#224; pas prudents, j&#8217;ai demand&#233; &#224; ChatGPT ce qu&#8217;il en pensait structurellement. Il m&#8217;a pos&#233; des questions sur la psychologie des personnages. J&#8217;ai insist&#233; : comment ramener les personnages dans le cadre initial? Sans &#233;crire &#224; ma place. Ce qui me fait peur avec l&#8217;IA, c&#8217;est qu&#8217;on me prive du plaisir d&#8217;&#233;crire. J&#8217;en suis ressortie avec un mini story-board de la cette seconde partie, ravie, me disant que j&#8217;avais su intelligemment utiliser l&#8217;IA. Dans ce story-board, la plupart des chapitres pr&#233;conis&#233;s &#233;taient, soit d&#233;j&#224; &#233;crits, soit en cours d&#8217;&#233;criture. Sauf un. Eh bien, pour la premi&#232;re fois depuis fin juillet (top d&#233;part du projet), je n&#8217;ai eu aucune inspiration pour &#233;crire ce chapitre. Il y a tant de textes que j&#8217;&#233;cris pour le plaisir et qui ne quitteront jamais mon ordi, mes tiroirs. Et ce chapitre conseill&#233; par l&#8217;IA, je l&#8217;ai r&#233;&#233;crit trois fois, trois jours de suite. Et c&#8217;est toujours aussi nul, sans &#226;me. Hier soir m&#8217;est apparu la n&#233;cessit&#233; de le supprimer et basta. On ne peut pas demander &#224; l&#8217;IA des pistes imaginaires. L&#8217;IA est rationnelle. Et tant mieux, en fait, il nous reste encore des secrets, une part de nous non exploitable.</p><p></p><p>Ce que j&#8217;aime bien, en fait, chez ChatGPT, c&#8217;est son amabilit&#233;, la plupart du temps, je lui demande des synonymes, d&#8217;autres formulations de telle expression. Il me pose des questions, je r&#233;ponds, il m&#8217;encourage. Un peu un coach aussi pour le moral. Lu que certains ados s&#8217;en servaient comme psy. Cela ne m&#8217;&#233;tonne pas.</p><p></p><p>O&#249; sont donc pass&#233; les interlocuteurs bienveillants d&#8217;hier? Ceux qui prenaient le temps d&#8217;&#233;couter? J&#8217;ai retrouv&#233; cette bienveillance perdue dans un atelier d&#8217;&#233;criture (je r&#234;ve d&#8217;y retourner). Soudain, on &#233;crivait, on lisait &#224; voix haute, on partageait ses textes et les autres ne vous jugeaient pas ; ils disaient leur avis sur une tournure de phrase, sur ce qu&#8217;ils avaient compris du texte. La bienveillance s&#8217;&#233;tait install&#233;e, impos&#233;e d&#8217;entr&#233;e (comme si il n&#8217;y avait pas d&#8217;autre choix) et tous les participants en avaient &#233;t&#233; surpris.</p><p></p><p>Je ne r&#233;siste pas &#224; dire un mot de ma d&#233;ception apr&#232;s cette immersion (qui s&#8217;av&#233;rerait circonscrite aux moments d&#8217;atelier) dans la bienveillance : apr&#232;s quatre jours ensemble (deux week-ends), dans l&#8217;&#233;motion (sinc&#232;re) de ne plus se revoir, tous les participants &#224; l&#8217;atelier ont r&#233;clam&#233; un week-end suppl&#233;mentaire. Le lendemain, on a cr&#233;&#233; un groupe WhatsApp pour &#171;rester en contact&#187;. Deux mois plus tard, quand on nous a propos&#233; une date, puis, une autre date, except&#233; deux personnes (dont moi), certains ind&#233;cis, se laissant influencer par d&#8217;autres qu&#8217;il fallait diff&#233;rer &#224; une date encore ult&#233;rieure, on en est rest&#233; l&#224;.</p><p></p><p>Je retrouve &#233;galement la bienveillance ici sur Substack sans id&#233;aliser cette plateforme. Le choix de ne pas (plus) &#234;tre dans la performance mais dans le temps long de la r&#233;flexion y est pour beaucoup. L&#8217;attirance pour Substack correspond aussi &#224; la saturation du tout num&#233;rique. On sait tout &#231;a. Je ne crois pas que ces louanges r&#233;p&#233;t&#233;es sur Substack soient une posture, c&#8217;est un peu un club old fashion avec ses codes, ses usages. Il y a une sorte de s&#233;lection naturelle ici puisqu&#8217;il faut aimer &#233;crire des formats longs. Adh&#233;rer &#224; une forme de sinc&#233;rit&#233;, aimer livrer ses pens&#233;es, ses doutes, des morceaux choisis de son intimit&#233;. Ce n&#8217;est pas une s&#233;ance chez un psy. Ce n&#8217;est pas non plus un journal exutoire, parfois cathartique, o&#249; se m&#233;langent un peu tous les sujets, d&#8217;o&#249; &#233;mergent aussi des id&#233;es &#224; d&#233;velopper. Mais cela est sans doute proche d&#8217;un journal th&#233;matique et ordonn&#233;.</p><p></p><p>Voil&#224;!</p><p>Merci d&#8217;avoir lu ces pens&#233;es du jour et questionnements du moment.</p><p></p><p>Je n&#8217;ai toujours pas franchi le pas de la Newsletter. Le principe de l&#8217;acc&#232;s libre &#224; tout en ligne me pla&#238;t davantage. Pour le moment.</p><p></p><p>Je vais donc de ce pas r&#233;fl&#233;chir &#224; &#171;ma seconde partie&#187;, l&#8217;&#233;crire, la r&#233;&#233;crire, &#231;a m&#8217;agace de t&#226;tonner mais, au fond, tous ces t&#226;tonnements peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des gammes au piano, des exercices de style, et &#233;crire, j&#8217;adore &#231;a!</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La Première fois : se lancer dans une Newsletter?]]></title><description><![CDATA[Au fond, je je n&#8217;ai jamais vraiment quitt&#233; le monde des blogs, mis en lumi&#232;re (de fa&#231;on excessive) &#224; une &#233;poque qui s&#8217;&#233;loigne.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/la-premiere-fois-se-lancer-dans-une</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/la-premiere-fois-se-lancer-dans-une</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:48:56 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Au fond, je je n&#8217;ai jamais vraiment quitt&#233; le monde des blogs, mis en lumi&#232;re (de fa&#231;on excessive) &#224; une &#233;poque qui s&#8217;&#233;loigne. J&#8217;ai conserv&#233; mon blog (pour des raisons plus affectives que pratiques), mis &#224; jour de mani&#232;re intermittente, avec, parfois, de longs moments sur pause mais il existe toujours. C&#8217;en est &#233;videmment termin&#233; des &#233;v&#233;nements, des invitations, de l&#8217;agitation, etc. Et tant mieux.</p><p>Un jour, je reviendrai sur cette p&#233;riode o&#249; les bloggers sont pass&#233;s de la paisible ombre de leur &#233;cran d&#8217;ordinateur &#224; la lumi&#232;re &#233;blouissante de soir&#233;es, de photos, d&#8217;obligations implicites de promo en retour. On appelait &#231;a l&#8217;&#233;conomie de la gratitude : du contenu en &#233;change de visibilit&#233;. On a plong&#233;.</p><p>Bref!</p><p>Par l&#8217;interm&#232;de de Substack, on retrouve cette ambiance un peu artisanale des premiers blogs, et, surtout, les formats longs, pens&#233;s en amont. Pas l&#8217;espace de r&#233;action que sont les R&#233;seaux Sociaux mais un lieu de r&#233;flexion (ce que n&#8217;&#233;taient le cas de tous les blogs, loin de l&#224;, n&#8217;id&#233;alisons pas).</p><p>Quid des Newsletters?</p><p>C&#8217;&#233;tait donc le concept de d&#233;part de Substack, bien qu&#8217;on y ait ajout&#233; Notes (pour des mini-posts, un peu l&#8217;humeur du jour, une info, tendance Twitter). C&#8217;est dr&#244;le parce-que je me souviens qu&#8217;avant &#171;l&#8217;av&#232;nement&#187; des RS, j&#8217;avais cr&#233;&#233; une rubrique mini-posts sur mon blog (par manque de temps de tout chroniquer, par paresse).</p><p>Tout en lisant les Newsletters qui m&#8217;attirent (l&#8217;importance du titre!), j&#8217;ai fini par in&#233;vitablement me dire : pourquoi par moi? Mais une Newsletter qui parlerait de quoi, au juste?</p><p>Personnellement, je n&#8217;envisage ni de donner des conseils (je ne me sens pas de l&#233;gitimit&#233;, d&#8217;expertise pour le faire), ni de proposer un mod&#232;le payant (sans doute nostalgique de l&#8217;&#233;poque de l&#8217;Internet gratuit).</p><p>Comme je suis actuellement en cours d&#8217;&#233;criture d&#8217;un livre, que cela occupe une partie de mes journ&#233;es et de mes pens&#233;es, j&#8217;avais, de fait, le th&#232;me de ma future Newsletter sous le nez.</p><p>Joignant le geste &#224; la pens&#233;e, j&#8217;en ai &#233;crite une, puis, je l&#8217;ai retouch&#233;e, relue telle que je comptais la poster. &#201;crite en m&#8217;appliquant bien davantage qu&#8217;ici o&#249; je corrigerai ensuite surtout les fautes d&#8217;orthographe, voire, all&#232;gerai en supprimant un paragraphe. Toute la spontan&#233;it&#233; avait alors disparu (ce qui est, au passage, le probl&#232;me des corrections, ne pas aplatir le style, ne pas trop lisser, affadir, etc.)</p><p>A pr&#233;sent, je suis bloqu&#233;e. Je suis d&#8217;ailleurs &#233;tonn&#233;e de ne pas l&#8217;avoir &#233;t&#233; avant&#8230; Mais cela devait arriver. Malgr&#233; que je travaille &#224; prendre de la distance sur les choses, et, surtout que je m&#8217;astreigne &#224; ne pas &#233;crire avec, en filigrane, le d&#233;sir de plaire (ou la peur de d&#233;plaire), il en reste toujours un r&#233;sidu. Voila que le doute s&#8217;invite : la crainte que cela ne s&#8217;int&#232;gre pas au sch&#233;ma Substack me bloque.</p><p>Et, aussi, ce ressenti qui &#233;chappe &#224; ceux qui n&#8217;&#233;crivent pas pour le plaisir ou le besoin d&#8217;&#233;crire (mais &#224; d&#8217;autres fins, louables en soi) : le d&#233;sir complexe, paradoxal, en simultan&#233;, d&#8217;&#234;tre lu et pas lu, pas trop, je dirais.</p><p>Cela d&#233;pend certainement du genre de livre. Dans un livre historique, il y a peu de chance qu&#8217;on livre beaucoup de soi. En revanche, dans l&#8217;auto-fiction, on a toujours cette peur d&#8217;en dire trop, de le dire mal, de ne pas &#234;tre compris. L&#8217;auto-fiction, ce n&#8217;est pas ma s&#233;ance chez le psy. C&#8217;est, en deux mots, une cr&#233;ation o&#249; l&#8217;on utilise des &#233;l&#233;ments de soi, de l&#8217;intime. Et qui dit intime dit limites.</p><p>Je lis souvent ici : stop &#224; l&#8217;hypocrisie, pourquoi s&#8217;inscrire sur cette plateforme si on ne veut pas &#234;tre lu? Bien entendu que cela fait plaisir, que cela motive pour poursuivre, mais pas au prix de renoncer &#224; la sinc&#233;rit&#233;. Et je passe sur l&#8217;id&#233;e (assez psy) qu&#8217;on &#233;crirait pour un seul lecteur de r&#233;f&#233;rence, son p&#232;re par exemple, m&#234;me si, dans la r&#233;alit&#233;, il n&#8217;est plus sur cette terre depuis bien longtemps.</p><p>En pratique, quand j&#8217;aurais tourn&#233; en rond &#224; peser le pour et le contre, je publierais sans doute cette redoutable Newsletter, probablement expurg&#233;e ou r&#233;-&#233;crite.</p><p>&#192; la relecture de ce brouillon de Newsletter, enfin, une derni&#232;re chose et pas la moindre, m&#8217;a interpell&#233;e : alors que j&#8217;avais &#224; l&#8217;esprit d&#8217;&#233;crire la gen&#232;se de l&#8217;&#233;laboration du livre, c&#8217;&#233;tait devenu le journal intime du livre. Peut-&#234;tre est-ce cela que je voulais partager? (Myst&#232;re de l&#8217;inconscient).</p><p>Et tant qu&#8217;on y est, d&#8217;un doute &#224; l&#8217;autre, est-ce que ce livre, en cours d&#8217;&#233;criture, est tellement int&#233;ressant?</p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Résidence secondaire ]]></title><description><![CDATA[Je me rends compte que je viens ici sur Substack pour me reposer : des mails, des appels t&#233;l&#233;phoniques assommants (dossiers de d&#233;g&#226;t des eaux, agence immobili&#232;re, banque, sant&#233;, etc.), des messages WhatsApp etc.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/residence-secondaire</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/residence-secondaire</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 15:17:10 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Je me rends compte que je viens ici sur Substack pour me reposer : des mails, des appels t&#233;l&#233;phoniques assommants (dossiers de d&#233;g&#226;t des eaux, agence immobili&#232;re, banque, sant&#233;, etc.), des messages WhatsApp etc. Et surtout des autres RS.</p><p>C&#8217;est la curiosit&#233; qui m&#8217;a pouss&#233;e &#224; m&#8217;inscrire sur Facebook, puis, Instagram, Tik-Tok, LinkedIn (sans participer, en fait), Threads et m&#234;me BlueSky, l&#8217;ennuyeux refuge des traumatis&#233;s de X. Petit &#224; petit, j&#8217;ai laiss&#233; tomber. Pas dans le mode, comme je le lis souvent ici, &#171;j&#8217;ai ferm&#233; mes comptes&#187; (un &#233;quivalent de : je me suis fais interdire des casinos). Chemin faisant, je n&#8217;y suis plus all&#233;e, c&#8217;est tout.</p><p>Bien entendu, il en reste un, le plus f&#233;roce, Twitter/X, que j&#8217;ai fini par consid&#233;rer comme une vielle addiction incontournable.</p><p>Sans id&#233;aliser cette plateforme, puisqu&#8217;aucun fond, tous ces RS sont des pages blanches dont les utilisateurs font ce que ces RS deviennent, ici, l&#8217;absence de toute obligation de performance est un atout inestimable. Tant que &#231;a dure&#8230;</p><p>Second atout exceptionnel : ici, on &#233;crit et on parle d&#8217;&#233;criture, de projets de livres, de livres en cours d&#8217;&#233;criture. Ces &#233;tats d&#8217;&#226;me, ces blocages, ces remises en question quasi-existentielles : et si c&#8217;&#233;tait nul? Et si ce n&#8217;&#233;tait pas si mal? Et si mon appr&#233;ciation &#224; posteriori de ce que j&#8217;&#233;cris (en relisant) &#233;tait fonction de mon humeur? Comment savoir? Il faudrait ce lecteur providentiel de r&#233;f&#233;rence qui dit stop ou encore, plus r&#233;alistement, qui r&#233;agit, voire mod&#232;re. Au fond, on n&#8217;a besoin que d&#8217;un seul lecteur validant. Ensuite, les jeux sont faits. Les plus grands auteurs disent eux-m&#234;mes qu&#8217;ils sont incapables de pr&#233;dire quel livre va plaire au public. Alors, autant s&#8217;en tenir &#224; ne pas chercher &#224; plaire (et son corollaire : la craindre de d&#233;plaire).</p><p>Oui, je viens ici comme j&#8217;irais dans une r&#233;sidence secondaire me reposer du tumulte num&#233;rique et me recentrer sur mon projet d&#8217;&#233;criture quand le doute vient le parasiter jusqu&#8217;&#224; ne plus &#233;crire qu&#8217;avec ce sentiment qu&#8217;on aurait pu faire mieux, diff&#233;rent, que l&#8217;absence de discipline (&#233;crire &#224; des horaires fixes. Stephen King conseille de choisir un lieu un peu cach&#233;, porte ferm&#233;e et sans vue sur la mer, la montagne) y est pour beaucoup. Pourquoi suis-je incapable de m&#8217;auto-discipliner? Je me souviens de la phrase d&#8217;un &#233;crivain qui disait que pour &#233;crire un livre, ce n&#8217;&#233;tait pas tant du talent qu&#8217;il fallait avoir mais une bonne paire de fesses pour rester assis sur une chaise &#224; son bureau!</p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[La Femme infidèle #film #cinéma]]></title><description><![CDATA[Le film : La Femme infid&#232;le (Chabrol, 1969) a &#233;t&#233; souvent li&#233; par la suite &#224; : Juste avant la nuit (Chabrol, 1971), une sorte de diptyque avec les m&#234;mes acteurs : St&#233;phane Audran et Michel Bouquet.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/la-femme-infidele-film-cinema</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/la-femme-infidele-film-cinema</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Mon, 16 Feb 2026 15:20:41 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!s25G!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3fb62ec1-a19c-4f0c-9857-d5c65b8adbd7_337x475.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Le film : La Femme infid&#232;le (Chabrol, 1969) a &#233;t&#233; souvent li&#233; par la suite &#224; : Juste avant la nuit (Chabrol, 1971), une sorte de diptyque avec les m&#234;mes acteurs : St&#233;phane Audran et Michel Bouquet. Bien que Juste avant nuit soit beaucoup plus puissant, qu&#8217;il en &#233;mane des r&#233;flexions sur les m&#233;canismes de culpabilit&#233;, le d&#233;ni, par exemple. Sur le th&#232;me obs&#233;dant de l&#8217;infid&#233;lit&#233; chez Chabrol, il y aura aussi : Les Noces rouges (1973) avec un chass&#233;-crois&#233; de couples (les personnages d&#8217;Audran et Piccoli tuent chacun leurs conjoints) mais c&#8217;est moins r&#233;ussi. </p><p>La Femme infid&#232;le d&#233;bute par une sc&#232;ne o&#249; la belle-m&#232;re d&#8217;H&#233;l&#232;ne (St&#233;phane Audran) est venue en visite voir son fils et son petit-fils. D&#233;j&#224;, une sensation d&#8217;ennui p&#232;se sur cette sc&#232;ne o&#249; tout est parfait : le cadre (la campagne), les relations aimables entre les personnages, le petit gar&#231;on mod&#232;le. Un &#233;v&#233;nement pourtant va faire d&#233;railler cette tranche de vie sucr&#233;e : Charles (le mari, Michel Bouquet), s&#8217;en allant chercher une paire de lunettes, surprend son &#233;pouse mentir au t&#233;l&#233;phone que c&#8217;est une erreur. De ce moment-l&#224;, le venin du soup&#231;on s&#8217;insinue dans les calmes journ&#233;es de Charles Vall&#233;e, assureur &#224; Paris.</p><p>L&#8217;impression d&#8217;ennui, ressentie d&#232;s la premi&#232;re sc&#232;ne, se renforce jusqu&#8217;&#224; l&#8217;insupportable lorsque Chabrol insiste sur les rituels : le d&#233;part du mari le matin, le retour du mari le soir, les d&#238;ners o&#249; l&#8217;on n&#8217;a pas grand chose &#224; se dire, l&#8217;enfant f&#233;d&#233;rateur qui est le seul lien, le v&#233;ritable sujet de conversation, ce verre que propose tous les soirs H&#233;l&#232;ne &#224; Charles. </p><p>L&#8217;ennui immense aussi des lieux parfaits avec ses jardins l&#233;ch&#233;s, la grande maison. Comme le dira plus tard l&#8217;amant au mari, habiter pr&#232;s de Versailles, loin de Paris, est un calvaire pour H&#233;l&#232;ne. </p><p>Depuis ce malheureux coup de t&#233;l&#233;phone, le jeu suspicieux consiste &#224; ce que Charles demande tous les jours &#224; H&#233;l&#232;ne si elle compte se rendre &#224; Paris le lendemain. Ce qu&#8217;elle compte y faire. Si elle viendra le chercher &#224; son bureau en fin d&#8217;apr&#232;s-midi afin qu&#8217;il la raccompagne. Des questions g&#233;n&#233;rant autant de motifs d&#8217;inqui&#233;tude car quand elle finira par dire qu&#8217;elle a rendez-vous chez le coiffeur, elle n&#8217;y sera pas (le mari le v&#233;rifiera par t&#233;l&#233;phone). </p><p>Ayant lui-m&#234;me aliment&#233; la machine &#224; mourir de jalousie par la surveillance de sa femme, Charles finira par engager un d&#233;tective priv&#233;. </p><p>Et l&#8217;amant dans tout &#231;a? Un amant de circonstance (bien que s&#233;duisant, Maurice Ronet), un palliatif &#224; l&#8217;ennui abyssal de cette vie id&#233;ale. Qui n&#8217;est que le prolongement d&#8217;une vie &#224; tourner en rond &#224; la campagne, trop pr&#232;s de Paris : on y fait sans cesse le va et vient, Charles pour travailler, H&#233;l&#232;ne pour tourner en rond, humer l&#8217;air de la capitale, coiffeur, shopping, cin&#233;ma. Un amant qui aurait pu &#234;tre, sans doute, un autre homme, une liaison extra-conjugale motiv&#233;e plus par l&#8217;envie de se sentir vivant (elle et lui) que par un amour partag&#233;.</p><p>Malgr&#233; cette histoire habilement construite pour mener au drame, demeure, apr&#232;s avoir vu le film, une constante : l&#8217;ennui.</p><p></p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!s25G!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3fb62ec1-a19c-4f0c-9857-d5c65b8adbd7_337x475.jpeg" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" srcset="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!s25G!,w_424,c_limit,f_webp,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F3fb62ec1-a19c-4f0c-9857-d5c65b8adbd7_337x475.jpeg 424w, 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stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><g><title></title><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" y2="10"></line><line 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par sa belle-m&#232;re, avec force d&#233;tails, que son mariage ne fut qu&#8217;une imposture orchestr&#233;e par les deux femmes.</p><p>Pourquoi Dora, quasi-inconsciente sur un lit d&#8217;h&#244;pital, dit-elle &#224; sa m&#232;re : dis-lui tout? Sans doute une confession pas aussi cruelle que sa m&#232;re va prendre le plus grand plaisir &#224; la raconter. &#192; se venger des hommes qu&#8217;elle d&#233;teste, tous. Dora, permet-elle &#224; son mari de ne pas avoir trop de regrets, se sachant entre la vie et la mort?</p><p>En revanche, la m&#232;re, que sa fille entretient, explose de col&#232;re et de d&#233;pit : Dora ne l&#8217;a jamais aim&#233; que pour son argent. Avant m&#234;me qu&#8217;il soit ruin&#233;, elle le trompait sous son nez. Ce beau mec qu&#8217;elle a fait engager comme palefrenier &#233;tait son amant. Ensuite, un vieil aristocrate. Etc.</p><p>Un film triste et misogyne o&#249; l&#8217;on suit la chute de Robert, propri&#233;taire d&#8217;un beau man&#232;ge, que ruine Dora par ses go&#251;ts de luxe, les cadeaux &#224; sa m&#232;re et l&#8217;argent qu&#8217;elle met de c&#244;t&#233;. Au moment o&#249; les huissiers emportent tout, Robert compl&#232;tement ruin&#233;, Dora le laisse, pr&#233;textant aller chez sa m&#232;re. C&#8217;est peu apr&#232;s qu&#8217;aura lieu l&#8217;accident.</p><p>La m&#232;re est une m&#233;g&#232;re hyst&#233;rique qui pr&#233;tend adorer sa fille. Dora (Simone Signoret) est une garce qui finira par &#234;tre tent&#233;e par l&#8217;amour avec ce gigolo qui se reconna&#238;t en elle. Robert est un homme na&#207;f au physique ingrat (Bernard Blier, touchant), qui n&#8217;en revient pas d&#8217;avoir &#233;pous&#233; une femme trop belle pour lui.</p><p>Tous les ingr&#233;dients de m&#233;lodrame sont l&#224;.</p><p>&#224; l&#8217;&#233;poque Simone Signoret (qui donne un peu d&#8217;humanit&#233; &#224; Dora) &#233;tait, dans la vie, l&#8217;&#233;pouse d&#8217;Yves Allegret, le r&#233;alisateur.</p><p>&#192; voir : sur Cin&#233;+ Classic (en ce moment) ou CanalVOD.</p><div class="captioned-image-container"><figure><a class="image-link image2 is-viewable-img" target="_blank" href="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!w3Zu!,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb2db6fe0-2ea9-4b05-8db0-e5385ec6cbd4_200x272.jpeg" data-component-name="Image2ToDOM"><div class="image2-inset"><picture><source type="image/webp" 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src="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!w3Zu!,w_1456,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2Fb2db6fe0-2ea9-4b05-8db0-e5385ec6cbd4_200x272.jpeg" width="200" height="272" data-attrs="{&quot;src&quot;:&quot;https://substack-post-media.s3.amazonaws.com/public/images/b2db6fe0-2ea9-4b05-8db0-e5385ec6cbd4_200x272.jpeg&quot;,&quot;srcNoWatermark&quot;:null,&quot;fullscreen&quot;:null,&quot;imageSize&quot;:&quot;normal&quot;,&quot;height&quot;:272,&quot;width&quot;:200,&quot;resizeWidth&quot;:null,&quot;bytes&quot;:0,&quot;alt&quot;:null,&quot;title&quot;:null,&quot;type&quot;:&quot;&quot;,&quot;href&quot;:null,&quot;belowTheFold&quot;:true,&quot;topImage&quot;:false,&quot;internalRedirect&quot;:null,&quot;isProcessing&quot;:false,&quot;align&quot;:null,&quot;offset&quot;:false}" class="sizing-normal" alt="" 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class="pencraft pc-display-flex pc-gap-8 pc-reset"><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container restack-image"><svg role="img" width="20" height="20" viewBox="0 0 20 20" fill="none" stroke-width="1.5" stroke="var(--color-fg-primary)" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg"><g><title></title><path d="M2.53001 7.81595C3.49179 4.73911 6.43281 2.5 9.91173 2.5C13.1684 2.5 15.9537 4.46214 17.0852 7.23684L17.6179 8.67647M17.6179 8.67647L18.5002 4.26471M17.6179 8.67647L13.6473 6.91176M17.4995 12.1841C16.5378 15.2609 13.5967 17.5 10.1178 17.5C6.86118 17.5 4.07589 15.5379 2.94432 12.7632L2.41165 11.3235M2.41165 11.3235L1.5293 15.7353M2.41165 11.3235L6.38224 13.0882"></path></g></svg></button><button tabindex="0" type="button" class="pencraft pc-reset pencraft icon-container view-image"><svg xmlns="http://www.w3.org/2000/svg" width="20" height="20" viewBox="0 0 24 24" fill="none" stroke="currentColor" stroke-width="2" stroke-linecap="round" stroke-linejoin="round" class="lucide lucide-maximize2 lucide-maximize-2"><polyline points="15 3 21 3 21 9"></polyline><polyline points="9 21 3 21 3 15"></polyline><line x1="21" x2="14" y1="3" y2="10"></line><line x1="3" x2="10" y1="21" y2="14"></line></svg></button></div></div></div></a></figure></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Ailleurs, on s’emmène avec soi…]]></title><description><![CDATA[Je me demande si je ne suis pas un peu comme le narrateur de A La Recherche du temps perdu qui se trouvant &#224; Paris, r&#234;vait de Balbec (Cabourg) et quand il &#233;tait enfin &#224; Cabourg r&#234;vait de rentrer &#224; Paris.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/ailleurs-on-semmene-avec-soi</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/ailleurs-on-semmene-avec-soi</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Mon, 09 Feb 2026 11:50:26 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Je me demande si je ne suis pas un peu comme le narrateur de A La Recherche du temps perdu qui se trouvant &#224; Paris, r&#234;vait de Balbec (Cabourg) et quand il &#233;tait enfin &#224; Cabourg r&#234;vait de rentrer &#224; Paris. La r&#233;f&#233;rence est un peu pompeuse, de celle qui lit (lisait) de la grande litt&#233;rature&#8230;</p><p>Aujourd&#8217;hui, je me vois bien partir &#233;crire seule en regardant la mer (ce clich&#233;, et pourtant)&#8230; Il se trouve que j&#8217;ai un bungalow pr&#232;s de la plage au sud de Bastia. Pas plut&#244;t pens&#233; &#231;a que d&#233;j&#224; &#231;a m&#8217;angoisse, titill&#233;e par les questions mat&#233;rielles obstruant le projet : il va faire terriblement humide, il me faudra acheter un chauffage d&#8217;appoint et quid de l&#8217;imprimante? Dois-je acheter encore une imprimante? Car j&#8217;ai besoin de lire ensuite sur papier pour corriger. Et mes rendez-vous (la plupart ne sont pas passionnants mais n&#233;cessaires)? D&#8217;ailleurs, quand ai-je vraiment le temps de partir? </p><p>Il suffit que je fixe une date et viennent noircir mon agenda d&#8217;autres rendez-vous, des projections en avant-premi&#232;re (que j&#8217;annule souvent in extremis, encore un truc qui me p&#232;se, cette tentation d&#8217;annuler la veille, des &#233;v&#233;nements qui, au fond, ne m&#8217;int&#233;ressent plus autant qu&#8217;autrefois. Pourquoi ai-je confirm&#233; que j&#8217;irai hier &#224; la soir&#233;e des Critic awards? D&#8217;autant qu&#8217;avec mon livre en cours, c&#8217;est l&#8217;ann&#233;e o&#249; le cin&#233;ma n&#8217;est plus la priorit&#233; et j&#8217;ai vu peu de films actuels. Pas os&#233; dire non, vaste sujet).</p><p>Je fixe une date et je reporte, reporte encore. Pour me rassurer, j&#8217;appelle un ami : oui, je viendrai le 15 f&#233;vrier sauf que le 15 f&#233;vrier approche, je viendrai plut&#244;t le 22 f&#233;vrier apr&#232;s mon rendez-vous chez mon psy, qui me dira, au passage, si c&#8217;est une bonne id&#233;e. Sauf que je devais participer au troisi&#232;me WE de mon atelier d&#8217;&#233;criture (&#231;a me tient &#224; c&#339;ur, pour le coup) et on n&#8217;a pas encore la date.. &#199;a s&#8217;&#233;loigne, ce devait &#234;tre en mars&#8230; (&#224; l&#8217;issue des deux WE, sous le coup de l&#8217;&#233;motion que ce soit fini, qu&#8217;on &#233;crive plus ensemble, les participants avaient avaient demand&#233; &#224; rempiler pour un troisi&#232;me WE). Oh, ils ont vie bien remplie, je me dis, la plupart ont sans doute oubli&#233; ce projet quand moi, j&#8217;attends. </p><p>Tout compte fait, il me semble que je serais mieux en Normandie dans un lieu sans m&#233;moire, sans pass&#233; ni passif. Bastia n&#8217;est pas un lieu neutre, c&#8217;est la ville de mon enfance, de mon adolescence o&#249; rodent trop de fant&#244;mes. Et je suis incapable de faire le deuil de la ville d&#8217;autrefois, des personnes aim&#233;es qui ne sont plus l&#224;. Ce &#171;vous avez de la chance d&#8217;aller en Cors&nbsp;&#187; (la carte postale), je l&#8217;ai tellement entendu. </p><p>Donc, je n&#8217;ai m&#234;me pas pris mon billet d&#8217;avion, certaine, par exp&#233;rience que je vais, encore et encore, changer de date. On arrivera &#224; P&#226;ques que je serais toujours plong&#233;e dans des vell&#233;it&#233;s non exauc&#233;es de partir. </p><p>D&#8217;autant que le vrai probl&#232;me, il me semble, c&#8217;est qu&#8217;on s&#8217;emm&#232;ne avec soi, m&#234;me au bout du monde. Je ne sous-estime pas le facteur environnement, on se sent mieux en &#233;coutant la mer que les travaux dans la rue. Je pense &#224; une autre lecture (ancienne) o&#249; le h&#233;ros (anti-h&#233;ros) du livre (A Rebours de Huysmans) a tellement pr&#233;par&#233; son voyage en Angleterre, des mois durant, qu&#8217;arriv&#233; &#224; la gare, il se rend compte qu&#8217;il a d&#233;j&#224; mentalement fait ce voyage. </p><p>Il me semble que mon r&#234;ve serait de retourner au Br&#233;sil, dans les ann&#233;es 2000/2010, j&#8217;y suis all&#233;e tous les ans. L&#224; aussi, je vais me confronter au monde d&#8217;hier et celui d&#8217;aujourd&#8217;hui. Il me suffirait de r&#233;server &#171;ailleurs&#187;, un h&#244;tel dans le Nordeste, par exemple, ces lieux o&#249; je suis pas encore all&#233;e comme Recife, Fortaleza. Et je passe alors de qui viendra le chercher &#224; l&#8217;a&#233;roport? A : au fond, je le suis toujours d&#233;brouill&#233;e&#8230;</p><p>Fin de ces pens&#233;es du lundi. Au d&#233;part, je voulais publier un petit  extrait de mon livre, et, puis, je me suis dit que ferais mieux de poursuivre mes corrections&#8230;</p><p>Merci de vos lectures, merci+ si vous &#234;tes all&#233;e jusqu&#8217;au bout&#8230; </p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Écrire sans douter, ça existe?]]></title><description><![CDATA[Au fil des corrections, j&#8217;ai l&#8217;impression que je n&#8217;y arriverai pas.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-sans-douter-ca-existe</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-sans-douter-ca-existe</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Fri, 06 Feb 2026 15:45:32 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Au fil des corrections, j&#8217;ai l&#8217;impression que je n&#8217;y arriverai pas. Un sentiment que je connais bien (ne pas arriver &#224; faire les choses). Que je n&#8217;arriverai &#224; finir ce livre. Une version lisible. Pour aggraver la situation, quand je relis ces chapitres, je me dis deux choses paradoxales : comment ai-je pu &#233;crire tout &#231;a? Imm&#233;diatement suivi par : cette histoire est immature, c&#8217;est nul. Parfois : apr&#232;s tout, ce n&#8217;est si mal (les bons jours).</p><p>Quand je parle de corrections, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un manuscrit premier jet que je corrige. Non, j&#8217;ai &#233;crit les chapitres un peu dans le d&#233;sordre (cela doit correspondre au d&#233;sordre de ma pens&#233;e). Et puis, &#224; mi-parcours, j&#8217;ai suivi un atelier d&#8217;&#233;criture et j&#8217;ai retenu notamment une chose : se laisser porter par l&#8217;imaginaire, c&#8217;est bien, mais, r&#233;guli&#232;rement, il faut faire le point : une sorte de synopsis de ce que l&#8217;on vient d&#8217;&#233;crire. Et ce conseil : ne pas &#233;crire la fin pour ne pas &#171;se bloquer&#187;. Or, la fin, j&#8217;en avait d&#233;j&#224; &#233;crit deux&#8230; Un peu comme dans les bonus des DVD : une fin &#171;officielle&#187; et une fin alternative, en option, &#224; lire ou pas.</p><p>Depuis, je m&#8217;astreins &#224; reprendre l&#8217;ensemble, chapitre apr&#232;s chapitre, et, cela, dans un ordre coh&#233;rent. Mais je ne peux pas m&#8217;emp&#234;cher d&#8217;&#233;crire et &#233;crire encore&#8230; C&#8217;est tellement facile d&#8217;&#233;crire sans perspective particuli&#232;re que de se dire : oh, je trouverai bien un moyen d&#8217;int&#233;grer ce chapitre dans mon projet de livre&#8230; Ainsi, malgr&#233; les avertissements (et auto-avertissements aussi), j&#8217;ai &#233;crit une troisi&#232;me fin&#8230; Et je l&#8217;ai archiv&#233;e. Je ne m&#8217;en servirai pas mais je me suis fait plaisir.</p><p>&#192; pr&#233;sent, il y a deux grosses chemises en carton, celle du livre, chapitre apr&#232;s chapitre, avec une coh&#233;rence (bien qu&#8217;&#224; chaque relecture, correction, je perds en &#233;motion, en spontan&#233;it&#233;) et une autre chemise en carton gris avec toutes ces pages imparfaites mais tellement plus sympa. Et une troisi&#232;me chemise en carton verte (la couleur de l&#8217;esp&#233;rance&#8230;) mais plus petite avec ces fameux r&#233;sum&#233;s ponctuels.</p><p>Et puis, l&#8217;humeur, entre r&#234;ve et r&#233;alit&#233;, quand la r&#233;alit&#233; reprend le dessus. Qu&#8217;il y a toutes ces choses assommantes &#224; faire, ces mails, ces factures, ces messages, ces activit&#233;s d&#8217;intendance, ranger, laver, etc. </p><p>Tant qu&#8217;&#224; faire, autant sortir, fuir&#8230; Ce que j&#8217;ai fait hier, aller reprendre pied dans la r&#233;alit&#233;, superficielle, en v&#233;rit&#233;, mais communiquer, marcher, me reconnecter avec les humains, ceux qui n&#8217;&#233;crivent pas mais vivent leur vie. Un &#233;crivain que j&#8217;ai toujours admir&#233; disait : &#171;Vivre ou &#233;crire&#187;, il faut choisir (Angelo Rinaldi). Pas si simple. Il faut alimenter son imaginaire, un minimum, pour ne pas tomber dans l&#8217;abstraction.</p><p>Donc, je m&#8217;y remets. Lire toutes ces pens&#233;es, ces remises en question, sur Substack, m&#8217;encourage &#224; partager mes doutes. Les posts avec des m&#233;thodes cl&#233; en main pour &#233;crire m&#8217;int&#233;ressent moins mais l&#8217;&#233;tat d&#8217;esprit, ici, est bienveillant, on n&#8217;a plus l&#8217;habitude.</p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Attendre… ]]></title><description><![CDATA[Il me semble que j&#8217;ai pass&#233; ma vie &#224; attendre.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/attendre</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/attendre</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Sat, 31 Jan 2026 16:58:42 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Il me semble que j&#8217;ai pass&#233; ma vie &#224; attendre. La vie est courte mais elle peut sembler longue.</p><p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;attends que ma maison soit enfin vendue. Que je puisse faire des projets, au moins un. Que quelques textes envoy&#233;s &#224; un &#233;diteur (nouvelles) me soient renvoy&#233;s pour des corrections. J&#8217;attends surtout le r&#233;sultat des biopsies de mon chat, bien malade. Il va bien, je me dis, on dort tous les deux et il ronronne. C&#8217;est terrible cet amour inconditionnel des animaux, dits de compagnie, on n&#8217;est jamais &#224; la hauteur avec ce sentiment qu&#8217;on ne m&#233;rite pas tout cet amour. </p><p>J&#8217;attends la nuit  pour &#233;crire ou lire en silence, regarder des films quand la ville dort. La nuit, l&#8217;absence d&#8217;aucun stimulus me d&#233;tend. Je n&#8217;ai jamais aim&#233; le matin, ce r&#233;veil qui sonne comme une alerte g&#233;n&#233;rale. Les cours le matin &#224; la fac, d&#233;j&#224;, je dormais debout.</p><p>J&#8217;attends dans la salle d&#8217;attente de mon psy, ma dermatologue, ma dentiste, mon rhumatologue, qu&#8217;un ami me rappelle, que le livreur d&#8217;Amazon sonne &#224; l&#8217;interphone. Au lieu de &#231;a, les SMS et les mails pleuvent, derni&#232;re d&#233;marque de telle ou telle marque, vous avez des documents en attente &#224; la banque, une d&#233;claration &#224; l&#8217;assurance &#224; compl&#233;ter pour un d&#233;g&#226;t des eaux, une facture &#224; payer, une invitation &#224; me rendre dans &#171;mon espace&#187; AMELI, MAIF, EDF, etc. Et ces alertes de nouveaux articles du Monde, du Figaro, de Netflix, de Canal, qui me font sursauter. Ces invitations &#224; des projections de films dont la seule lecture du synopsis m&#8217;assomme, &#224; des avant-premi&#232;res  de films o&#249; je ne peux pas me rendre, je me demande bien pourquoi on m&#8217;invite encore. Afin que je chronique le film, bien entendu, c&#8217;est le jeu et les attaches de presse sont souvent sympa. </p><p>Sauf qu&#8217;en fait, mon blog est en stand by. Mon &#171;projet de livre&#187; prend toute la place. Je n&#8217;arrive pas, par superstition, &#224; dire : mon livre. Vais-je arriver &#224; le terminer? </p><p>Dans ce livre, le personnage f&#233;minin attend que l&#8217;homme dont elle est accro lui envoie un SMS, un message WhatsApp. Un homme mari&#233;, occup&#233;, qui la rencontre quand il a le temps, l&#8217;envie de la voir, on met toujours de soi (beaucoup trop) dans les personnages&#8230; Au d&#233;part, il n&#8217;y avait pas de personnage masculin central mais il s&#8217;est impos&#233;, si je puis dire. Je n&#8217;avais pas l&#8217;intention d&#8217;&#233;crire une histoire d&#8217;amour, une histoire d&#8217;amour impossible, &#233;videmment, je suis trop pessimiste pour imaginer autre chose que l&#8217;&#233;quation : amour = souffrance. Il y a longtemps que personne ne me prend plus dans ses bras mais dans le livre, parfois, il la prend dans ses bras. Alors, c&#8217;est d&#233;j&#224; &#231;a. </p><p>PS.</p><p>Je consid&#232;re un peu cette plate-forme comme un journal (pas trop) intime&#8230; Substack demeure encore pour moi Terra incognita mais j&#8217;y lis des choses int&#233;ressantes, l&#8217;atmosph&#232;re y est bienveillante tandis que Twitter/X se radicalise, la col&#232;re d&#233;borde d&#233;sormais des tweets&#8230;</p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Écrire, a-t-on vraiment le choix?]]></title><description><![CDATA[J&#8217;ai d&#233;marr&#233; en juillet un projet de livre.]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-a-t-on-vraiment-le-choix</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/ecrire-a-t-on-vraiment-le-choix</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Fri, 30 Jan 2026 17:31:05 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai d&#233;marr&#233; en juillet un projet de livre. Un peu par hasard, du moins consciemment&#8230; Bien que j&#8217;&#233;crive depuis toujours. Dans des cahiers, sur mon ordi, &#224; pr&#233;sent sur mon Smartphone. Je n&#8217;ai pas le choix. Au bout de toute souffrance, de toute &#233;preuve, quoiqu&#8217;il arrive, il y aura toujours un cahier, un crayon, un ordi, des mots pour l&#8217;&#233;crire&#8230; &#201;crire, ce refuge dans l&#8217;imaginaire, cette addiction salvatrice, cette vie alternative. </p><p>Je fais des films pour cesser d&#8217;&#233;crire, disait Marguerite Duras, pour qui l&#8217;&#233;criture &#233;tait une souffrance n&#233;cessaire mais aussi une sorte d&#8217;assu&#233;tude.</p><p>Apr&#232;s une bonne trentaine d&#8217;ann&#233;es &#224; tenter de raconter mon histoire, une sorte d&#8217;autobiographie, d'auto-fiction, je n&#8217;y suis pas arriv&#233;e. Pour plusieurs raisons : outre l&#8217;absence de discipline, de rigueur dans des horaires d&#233;di&#233;s &#224; l&#8217;&#233;criture, j&#8217;ai &#233;t&#233; encombr&#233; par mon moi, d&#8217;autant que j&#8217;employais le Je&#8230; Pour la raison aussi, et c&#8217;est surtout pour cela, que je voulais revivre les &#233;v&#233;nements pour les retranscrire et, l&#224;, s&#8217;agissant d&#8217;&#233;v&#233;nements douloureux, parfois traumatiques, c&#8217;&#233;tait trop dur (possible que mes &#171;m&#233;canismes de d&#233;fense&#187; aient dit : stop). Enfin, il n&#8217;y avais ni imaginaire ni imagination dans ce projet de livre, c&#8217;&#233;tait un livre th&#233;rapeutique o&#249; le vrai projet &#233;tait d&#8217;&#233;crire le mot FIN.</p><p>Le jour o&#249; une amie, auteure, m&#8217;a dit : emploie le Elle et pas le Je, cela m&#8217;a d&#233;livr&#233;e. J&#8217;ai pu imaginer un personnage, puis, des personnages qui m&#8217;ont vite entra&#238;n&#233;e ailleurs, &#224; l&#8217;ext&#233;rieur de moi. </p><p>Donc, cet &#233;t&#233;, ne prenant pas de vacances, ao&#251;t &#224; Paris,  j&#8217;ai d&#233;marr&#233; une nouvelle sur un sujet qui me tenait &#224; c&#339;ur (j&#8217;ai &#233;t&#233; toujours &#233;t&#233; meilleure dans les formats courts), puis, j&#8217;ai &#233;crit la suite, je me suis prise au jeu, lib&#233;rant des flots de mots contenus depuis tout ce temps. &#192; noter que quand j&#8217;entendais des &#233;crivains, en promo sur un plateau TV, dire qu&#8217;ils avaient &#233;t&#233; entra&#238;n&#233;s par les personnages  je pensais qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une posture&#8230; J&#8217;avais tort. </p><p>Demeurait le point faible, train&#233; depuis toujours comme un boulet : le d&#233;faut de construction narrative. J&#8217;en suis donc arriv&#233;e &#224; m&#8217;inscrire &#224; un atelier d&#8217;&#233;criture dont je garde un souvenir &#233;mu : soudain, je n&#8217;&#233;tais plus seule, soudain, je lisais &#224; haute voix (alors que je ne montre mes &#233;crits &#224; personne d&#8217;autant, qu&#8217;except&#233; un ami, c&#8217;est plut&#244;t une corv&#233;e pour eux des lire), les autres commentaient sans complaisance mais sans aucune m&#233;chancet&#233;. Il y avait une sorte de bienveillance inconnue. J&#8217;aurais aim&#233; en sortant qu&#8217;il y ait un atelier tous les mois&#8230; C&#8217;est paradoxal car j&#8217;adore &#234;tre seule devant mon ordi&#8230; Mais je crois qu&#8217;il faut quelques moments humains dans la semaine, un d&#233;jeuner, un coup de t&#233;l&#233;phone &#224; une amie, aller chez le coiffeur&#8230; Tout ce qui m&#8217;oblige &#224; communiquer, &#224; sortir. J&#8217;ai beau ronchonner que le meilleur moment quand on sort est celui o&#249; on rentre chez soi, 9 fois sur 10, c&#8217;est positif.</p><p>J&#8217;ignore qui tout cela peut int&#233;resser. Je crois qu&#8217;il faut prendre le parti reposant (comme je le fais sur les autres RS depuis un certain temps), de paraphraser la chanson de Goldman : je marche seul. Substack que je connais mal, sur lequel je me suis inscrite par curiosit&#233;, repose par ses formats longs obligeant &#224; minimum de r&#233;flexion. Je lis beaucoup de posts construits, d&#233;veloppant un sujet avec primo, secundo, tertio, etc. C&#8217;est le jeu, d&#8217;ailleurs, au d&#233;part, il s&#8217;agissait de mon&#233;tiser des Newsletters. Sauf que cela devient un site o&#249; on &#233;crit comme j'&#233;crivais au d&#233;but de mon blog. Ca tombe bien, avec la nouvelle loi sur le num&#233;rique et les RS qui vont tomber les uns apr&#232;s les autres. Et il faudra tourner la page, encore une fois, on ne cesse de se dire : tournons la page&#8230; Pour la perte d&#8217;un &#234;tre aim&#233;, pour la frustration imputable &#224; la privation des RS, pour ne pas ressasser les d&#233;ceptions, pour all&#233;ger sa charge mentale. Tant qu&#8217;il reste des pages &#224; tourner&#8230;</p><p>Tandis que j&#8217;&#233;cris, je vois (j&#8217;ai coup&#233; le son) les signaux de WhatApp d&#8217;amis (quand je les appelle, ils sont absents, quand ils rappellent, si il rappellent, je suis occup&#233;e&#8230;), des mes abonnements aux journaux, magazines, aux cha&#238;nes de streaming, France.tv, Canal+, Netflix, s&#8217;allumer. J&#8217;ai tent&#233; de d&#233;sactiver tous ces signaux, qui interrompent sans cesse toute pens&#233;e, conversation, activit&#233; mais certains ont la vie dure.</p><p>Ainsi, je vais essayer de ne pas tomber dans l&#8217;&#233;cueil du d&#233;sir de plaire, de la peur de d&#233;plaire, cela demeurera, bien s&#251;r, mais, je l&#8217;esp&#232;re, en sourdine.</p><p>Merci &#224; ceux qui ont lu ces pens&#233;es du jour. </p><p></p><p></p><p></p>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[DEMAIN…]]></title><description><![CDATA[Je m&#8217;&#233;tais inscrite ici pour parler de #cin&#233;ma, parfois de #cosm&#233;tiques (&#233;tant pharmacien de formation bien que je sois avant tout litt&#233;raire).]]></description><link>https://camillemartymusso.substack.com/p/demain</link><guid isPermaLink="false">https://camillemartymusso.substack.com/p/demain</guid><dc:creator><![CDATA[CineManiac/Camille MM]]></dc:creator><pubDate>Wed, 28 Jan 2026 15:55:13 GMT</pubDate><enclosure url="https://substackcdn.com/image/fetch/$s_!PxFp!,w_256,c_limit,f_auto,q_auto:good,fl_progressive:steep/https%3A%2F%2Fsubstack-post-media.s3.amazonaws.com%2Fpublic%2Fimages%2F7b661c9c-4854-46c4-8a14-af13af7b2956_844x844.jpeg" length="0" type="image/jpeg"/><content:encoded><![CDATA[<p>Je m&#8217;&#233;tais inscrite ici pour parler de #cin&#233;ma, parfois de #cosm&#233;tiques (&#233;tant pharmacien de formation bien que je sois avant tout litt&#233;raire). Aujourd&#8217;hui, je fais ce que je ferai demain quand il ne me sera plus possible de poster des nouvelles sur le cin&#233;ma sur Twitter/X. De parler un peu de politique et de questions soci&#233;tales, aussi. De toute fa&#231;on, depuis le rachat de Twitter/X par Elon Musk, asphyxi&#233;e par les algorithmes, il n&#8217;&#233;tait plus possible de communiquer avec ses followers, noy&#233;s dans une masse de posts &#171;conseill&#233;s&#187; par les machines.</p><p>DEMAIN&#8230;</p><p>Donc, demain, gr&#226;ce &#224; une loi, voulue par le Gouvernement, vot&#233;e en catimini, il y a 24h, &#224; l&#8217;Assembl&#233;e nationale (130 voix contre 21, o&#249; &#233;taient les autres d&#233;put&#233;s?), cens&#233;e interdire les R&#233;seaux Sociaux aux moins de 15 ans, ce sera le flicage de TOUTE la population y compris les gens qui n&#8217;ont pas d&#8217;enfants. </p><p>Enregistrement de sa carte d&#8217;identit&#233; sous France Identit&#233; et reconnaissance faciale &#224; chaque connection. </p><p>Ce qui signifie la fin des R&#233;seaux Sociaux, seul contre-pouvoir m&#233;diatique qui d&#233;range Macron (Attal, le RN et PS ont &#233;galement vot&#233; cette loi). </p><p>Ce qui signifie tabler sur la servitude volontaire de la population. On pourra passer par un VPN? En Grande-Bretagne, ils viennent de l&#8217;interdire&#8230; </p><p>La loi devrait passer ensuite au S&#233;nat : que feront-ils? Ils ne sont pas d&#233;cisionnaires mais les &#233;lections s&#233;natoriales suivront les municipales. Mise en application de cette loi : rentr&#233;e 2026 : fin pr&#234;te pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles. </p><p>PS. Un mot sur les pr&#233;jug&#233;s : le gouvernement, le trentenaire Attal, etc. Suppose que les #Boomers honnis, ceux qui ont le temps de voter, sont absents des RS, quelle erreur! Justement, ils ont le loisir d&#8217;organiser leurs loisirs&#8230;</p><p>Quelles solutions? Retrouver le go&#251;t des blogs, &#233;crire sur Substack, WhatsApp pas concern&#233;, etc.</p><p>J&#8217;ai, personnellement, conserv&#233; mon blog, ouvert en 2006, c&#8217;est mon bb, ce fut ma colonne vert&#233;brale bien souvent, je l&#8217;aime avec ses d&#233;fauts, avec le manque de temps pour le mettre &#224; jour, m&#8217;&#233;tant plong&#233;e dans un projet de livre&#8230; Je dis projet, par superstition&#8230; J&#8217;en parlerai plus tard ici, j&#8217;ignore qui cela pourra int&#233;resser, on vous dira : tout le monde veut &#233;crire, ce qui n&#8217;est pas faux. L&#8217;&#233;criture salvatrice, l&#8217;imaginaire : le refuge ultime, je crois que je n&#8217;ai pas le choix, j&#8217;y retourne&#8230;</p><p>Blog : cinemaniac.fr</p>]]></content:encoded></item></channel></rss>